
En coulisse
WC de luxe fait maison : il se peut qu’il plaise à mon chat
par Debora Pape

Les animaux de compagnie demandent toujours des soins. Si vous cherchez un colocataire facile à vivre, peu encombrant et quasi autonome, pourquoi ne pas adopter un rat ?
Nos rédacteurs et rédactrices ont des chiens, des chats ou des oiseaux. Grâce aux articles publiés dans notre magazine, vous savez quel travail ils représentent et quels produits acheter, de la litière pour chats aux jouets pour chiens.
Je n’ai pas d’animal et je n’ai pas l’intention d’en prendre un. Je ne vois pas quand je pourrai promener un chien, et je n’aime pas être l’esclave d’un chat. Nous avions des lapins quand j’étais enfant. Je me rappelle surtout de leur cage nauséabonde qu’il fallait nettoyer régulièrement.
Mais notre fille de 11 ans nous dit de temps en temps qu’elle aimerait bien avoir un compagnon à poils, à plumes ou à écailles. Pour moi, seule une espèce peu encombrante et facile à entretenir serait envisageable, et encore... Je sais très bien que malgré la bonne volonté de notre fille, la majeure partie du travail nous reviendrait, à ma femme et à moi.
Notre colocataire éventuel devrait bien sûr être amusant, et notre fille serait ravie s’il était affectueux. L’animal domestique parfait existe-t-il ?
Je pose cette question à Susy Utzinger, directrice de la Fondation Susy Utzinger pour le bien-être animal (SUST) et experte en animaux de compagnie. Avant que je parcoure avec elle ma liste de candidats, elle me pose les questions indispensables avant d’accueillir un animal de compagnie :
J’ai déjà répondu à la première question. La deuxième question est moins simple. L’experte passe en revue avec moi une liste d’animaux que j’ai préparée pour l’occasion. Nous finissons par sélectionner une espèce que je n’avais pas mise sur ma liste et qui n’a pas non plus joué un rôle prépondérant dans le dernier sondage de Galaxus.
Susy Utzinger m’explique qu’en tant qu’être humain, je ne peux pas créer de relation avec un reptile. Ces animaux n’ont pas les capacités physiques, en l’occurence un système limbique suffisamment développé, pour éprouver des émotions complexes comme la joie ou la tendresse. Ils retiennent tout au plus que nous sommes inoffensifs. Ils ne s’enfuient pas et nous acceptent comme un livreur de nourriture sur lequel ils peuvent compter.
Avoir un reptile et aménager son terrarium est avant tout un joli hobby. Il faut s’y connaître, et les débutants ont du mal à évaluer le bien-être de leur animal, souligne Susy Utzinger. Elle ajoute :
« Les reptiles souffrent en silence. Ils ne sont pas comme les chiens et les chats. Nous ne remarquons pas quand un reptile va mal. »

Le gecko léopard et le dragon barbu, tout comme les petits dragons cornus, sont parfaits pour ceux qui ne s’y connaissent pas encore très bien. Le gecko léopard est nocturne. Un terrarium relativement petit, par exemple de 80 x 40 x 40 centimètres, lui suffit. En revanche, les dragons barbus doivent être placés dans des terrariums d’au moins 120 x 60 x 60 centimètres. Nous n’en vendons pas dans notre boutique en ligne actuellement.
Ne sous-estimez pas les coûts que représente un reptile ; il mange peu, mais il doit toujours être bien au chaud. Vos lampes spéciales vont faire grimper votre facture d’électricité, et ces animaux peuvent vivre longtemps. En terrarium, le gecko léopard a une espérance de vie de 15 ans, par exemple.

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Les poissons sont très populaires dans certains pays. Lorsqu’ils nagent dans leur aquarium, ils ont l’air paisibles, faciles à vivre et leurs jolies couleurs attirent la lumière. Mais il faut savoir prendre soin de leur habitat : veiller à la qualité de l’eau, à la température, à la performance du filtre, et savoir quelles espèces cohabitent bien dans cette faune artificielle.
« Les poissons ne sont pas des objets décoratifs. Ce sont des êtres sensibles », me dit Susy Utzinger. On sous-estime souvent le mal que le stress, une mauvaise alimentation ou un bassin trop petit peut leur faire. Comme pour les reptiles :
« Un poisson qui souffre se met en retrait, mange moins, et ses propriétaires finissent souvent par le remarquer trop tard. »

Les poissons robustes tels que les guppys, les platys ou les poissons-zèbres sont parfaits pour les débutants. Ils pardonnent plus facilement les erreurs et n’attaquent pas leurs colocataires.
Avoir des poissons, c’est aussi payer des frais réguliers : le filtre, le chauffage et l’éclairage fonctionnent tous les jours, sans compter la nourriture et les analyses de l’eau.
Vous êtes intéressé par un rongeur ? Vérifiez si l’animal est diurne ou nocturne. Si vous voulez jouer avec votre adorable petite bête, optez pour un lapin ou un cochon d’Inde. Ils dorment la nuit et sont actifs le jour, comme nous. Les hamsters et les chinchillas, eux, aiment le crépuscule et la nuit. Les réveiller pendant la journée est une fausse bonne idée.
Vous pensez plutôt à adopter un lapin ? Prévoyez assez d’espace à l’extérieur, dans le jardin, pour qu’il puisse se dépenser. Les lapins n’aiment pas les câlins. Ce sont des animaux de fuite ; ils ont tendance à être craintifs. Même s’ils semblent apprécier les caresses, ce n’est pas le cas. Ils ne sont pas à l’aise dans les bras d’un enfant, ils ont peur et ils se figent.

Même chose pour les cochons d’Inde. Ils se sentent menacés lorsqu’ils sont soulevés et câlinés. S’ils le pouvaient, ils iraient se cacher dans une grotte jusqu’à ce que le danger soit passé.
D’après Susy Utzinger, on ne peut garder aucun petit animal dans une cage étroite en toute bonne conscience. Les hamsters, les lapins et les cochons d’Inde ont besoin d’espace, d’exercice et de jeux. Pour un hamster, l’ordonnance sur la protection des animaux prévoit seulement 0,18 mètre carré d’espace, soit une cage de 60 sur 30 centimètres, comme celle que vous voyez ci-dessous.
Les organisations de protection des animaux recommandent au moins un mètre carré, voire un espace cinq fois supérieur. Nous avons des enclos adaptés aux lapins gardés en plein air dans notre assortiment, comme ces duplex.
Tous les animaux cités jusqu’à présent ont un inconvénient : ils ne peuvent pas établir de « vraie » relation avec l’être humain. Or les rats font exception. En effet, ils font partie des petits animaux les plus intelligents. Ils comprennent leur nom, apprennent des tours, et sont capables de développer un lien avec « leur » humain. Chaque individu a son caractère, plutôt joueur ou, au contraire, timide.
Les rats sont très sociaux, leurs propriétaires disent qu’ils recherchent leur compagnie et l’apprécient tout particulièrement. Ils aiment le contact, ils jouent et ils sont affectueux. Par exemple, ils grimpent sur les manches des sweats à capuche, ou ils mordillent le bout des doigts, comme ils le font avec leurs congénères.
Lorsqu’ils se sentent bien et qu’ils ont plaisir à jouer, ça se voit. Ils se mettent à grincer légèrement des dents et leurs yeux vibrent ; c’est que les spécialistes appellent le « boggling ». Ce comportement peut sembler étrange quand on y est pas habitué, mais c’est l’équivalent du ronronnement chez les chats.

Les rats ont besoin de vivre entre congénères. L’idéal est d’en avoir deux ou trois, de préférence du même sexe, ou des femelles avec un mâle castré. Selon l’ordonnance sur la protection des animaux, les cages doivent faire 0,5 mètre carré minimum. Les organisations de protection des animaux ou, par exemple, l’Association des amateurs et propriétaires de rats (en allemand) en Allemagne, considèrent qu’il vaut mieux se procurer des cages plus grandes. Les membres de cette association donnent de bons conseils pour un habitat bien adapté (en allemand).
Au cours de notre conversation, Susy Utzinger m’a presque convaincu que je pouvais sérieusement envisager d’adopter un petit groupe de rats comme animal de compagnie. Mais tout n’est pas rose. Malheureusement, les rats ont une vie courte. Ils meurent au bout de deux, voire trois ans. C’est triste ! Je me vois déjà creuser des petites tombes dans mon jardin...
Commençons par un peu de littérature, et on verra par la suite.
Avez-vous de l’expérience en matière de rats ou d’autres animaux de compagnie mentionnés dans mon article ? Partagez-la avec la communauté ! Peut-être que vous aiderez quelqu’un à se décider.
Je suis journaliste depuis 1997. Stationné en Franconie, au bord du lac de Constance, à Obwald, Nidwald et Zurich. Père de famille depuis 2014. Expert en organisation rédactionnelle et motivation. Les thèmes abordés ? La durabilité, les outils de télétravail, les belles choses pour la maison, les jouets créatifs et les articles de sport.
Des solutions pratiques aux questions quotidiennes sur la technologie, des astuces de ménage et bien plus encore.
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