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Le nouvel IMC métabolique révèle des risques que la balance ignore

Anna Sandner
6/2/2026
Traduction : traduction automatique

Des chercheurs de Leipzig et de Göteborg ont mis au point un nouvel IMC métabolique. Le metBMI rend la santé métabolique visible et révèle les risques de maladie, là où le regard classique sur le rapport taille/poids échoue. Il permet de détecter des risques imminents tels que le diabète et les maladies cardiovasculaires avant même l'apparition des premiers symptômes.

Imaginez que vous vous rendiez au contrôle technique. L'inspectrice ne fait qu'examiner l'extérieur de votre voiture, mesure sa longueur, sa largeur et son poids, hoche la tête de satisfaction et colle la plaque dessus. Elle ne voit pas que le moteur bégaie et que l'huile fuit. Cela semble absurde ? Cela l'est. Pourtant, notre évaluation de la santé par l'indice de masse corporelle classique fonctionne de la même manière.

L'IMC vous dit de manière fiable si vous êtes considéré comme normal, en surpoids ou en sous-poids par rapport à votre taille. Il ne vous dit pas si vous êtes en bonne santé ou malade.

Le classique : carré, pratique, imprécis

L'IMC traditionnel est avant tout d'une simplicité imbattable. Le poids divisé par la taille au carré, et le tour est joué. C'est la norme depuis des décennies. Pas besoin d'appareils ou d'examens coûteux, tout le monde peut le calculer soi-même à la maison. Extrêmement pratique.

Le problème ? La biologie complexe ne peut pas être enfermée dans une formule aussi simple. L'IMC ne fait pas la différence entre ce qui compose votre poids. Il met dans le même sac les 90 kilos d'un athlète bien entraîné (muscle) et les 90 kilos d'une personne avec beaucoup de graisse abdominale dangereuse. Or, pour la santé, le fait que le poids soit dû à la graisse ou au muscle fait toute la différence. Et surtout, l'IMC est aveugle au métabolisme. Il vous indique si vous rentrez dans une taille S ou L de vêtements. Mais il ne dit rien sur le fonctionnement de vos cellules ou si des inflammations se forment déjà dans vos vaisseaux sanguins.

Ce serait acceptable si cette valeur ne servait que d'orientation générale. «Mais dans le système de santé, l'IMC fait souvent office de porte d'entrée»: l'accès aux réductions gastriques, aux médicaments amaigrissants modernes ou l'inscription sur la liste d'attente pour les dons d'organes dépendent souvent strictement des limites de l'IMC. Dans ce cas, une simple formule de calcul décide du sort médical, bien qu'elle n'ait pas assez de valeur pour cette évaluation complexe des risques. Le nouvel IMB métabolique pourrait changer la donne. Il ne s'agit pas d'un outil pour la calculatrice de la salle de bain à la maison, mais d'un instrument clinique précis permettant de mettre en évidence de véritables risques pour la santé là où l'IMC classique est aveugle.

Le metBMI : un regard sous le capot

Le fait que l'IMC classique soit utilisé en médecine comme un critère d'évaluation sévère a pour conséquence que de nombreux patients et patientes à risque sont tout simplement ignorés. Il s'agit des «TOFI»(Thin Outside, Fat Inside), qui sont minces mais ont un métabolisme malade. C'est précisément là qu'intervient l'indice métabolique de masse corporelle.

Le Dr Rima Chakaroun, chercheur à la médecine universitaire de Leipzig et premier auteur de l'étude, résume ainsi la situation : «Notre IMC métabolique révèle un trouble métabolique caché qui n'est pas toujours visible sur la balance. Deux personnes ayant le même IMC peuvent avoir des profils de risque totalement différents selon le fonctionnement de leur métabolisme et de leur tissu adipeux».

A la place de la balance et du mètre ruban, les chercheurs allemands et suédois ont utilisé des analyses high-tech (spectrométrie de masse) sur près de 2 000 personnes. Ils ont recherché des métabolites - de minuscules produits de dégradation de notre métabolisme, en quelque sorte les «gaz d'échappement» de notre moteur interne. Sur 1 000 substances, ils en ont filtré 66 qui prédisent avec une extrême précision l'état de santé d'une personne. Le résultat est l'IMC métabolique (metBMI).

Ils ont constaté que les personnes de poids normal ayant un indice metBMI élevé avaient jusqu'à cinq fois plus de risques de développer un diabète ou une maladie cardiaque que les personnes de même poids mais ayant un indice metBMI faible.

La piste de l'intestin

Les chercheurs ont trouvé des explications en regardant de plus près l'intestin. Les personnes souffrant d'un mauvais metBMI avaient souvent un microbiome appauvri. Il leur manquait des bactéries qui transforment les fibres alimentaires en précieux acide butyrique. L'acide butyrique nourrit la paroi intestinale et a un effet anti-inflammatoire. En son absence, le métabolisme subit un stress, indépendamment de ce qu'indique la balance.

Les résultats de l'étude sont porteurs d'espoir : le mode de vie détermine le metBMI plus que les gènes. Une alimentation saine pour l'intestin peut améliorer le statut métabolique, même si le poids stagne.

Photo d’en-tête : Shutterstock

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Rédactrice scientifique et biologiste, j’adore les animaux et je suis fascinée par les plantes, leurs capacités et tout ce qu’on peut en faire. C’est pourquoi j’aime être à l’extérieur, de préférence quelque part dans la nature ou dans mon jardin sauvage.


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