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L'Apple Watch bat les soins standard : Quatre fois plus de fibrillations auriculaires détectées

Anna Sandner
26/1/2026
Traduction : traduction automatique

Les montres intelligentes avec fonction ECG détectent la fibrillation auriculaire chez les patients âgés quatre fois plus souvent que les soins standard. Une nouvelle étude montre : Le succès dépend des flux de travail cliniques - et entraîne de nombreuses fausses alertes.

Les montres intelligentes dotées d'une mesure optique du pouls et d'une fonction ECG, comme la montre Apple, peuvent détecter la fibrillation auriculaire chez les patients âgés à risque beaucoup plus souvent que les soins habituels. Dans une nouvelle étude menée aux Pays-Bas, le diagnostic a été posé environ quatre fois plus souvent dans le groupe smartwatch - mais avec un effort organisationnel plus important pour vérifier les mesures de la smartwatch et avec des limites typiques de la technologie (mot-clé : fausses alertes).

Smartwatch screening versus standard care

L'étude a porté sur 437 personnes âgées de 65 ans et plus présentant un risque accru d'AVC. Au hasard, 219 d'entre elles ont été assignées au groupe Apple Watch, les 218 autres ont reçu les soins standard sans smartwatch. Les soins standard signifient que les participants n'ont demandé un avis médical qu'en cas de besoin et de symptômes. Les participants du groupe smartwatch ont porté la montre au quotidien pendant six mois, en moyenne douze heures par jour.

Dans l'interview vidéo avec JACC, la première auteure Nicole J. van Steijn explique que la montre était intégrée dans un processus clinique. Si les patients présentaient des symptômes ou si la smartwatch détectait des irrégularités, ils le signalaient au personnel médical qui les suivait. Les ECG reçus étaient ensuite vérifiés dans les 24 heures. Cette interaction entre l'appareil grand public et l'évaluation médicale a été essentielle pour que le dépistage par wearable fonctionne.

Résultats : plus de diagnostics, même sans symptômes

Après six mois, les chercheurs ont diagnostiqué beaucoup plus de fibrillation auriculaire dans le groupe smartwatch que dans le groupe témoin : 21 cas contre cinq. Fait marquant : 57 pour cent des cas détectés dans le groupe smartwatch ne présentaient aucun symptôme. Ces patients ne se seraient probablement pas fait examiner sans dépistage. Dans le cadre des soins standard, les diagnostics n'étaient posés que pour les personnes symptomatiques.

Le dépistage permet donc avant tout de mettre en évidence des cas qui, autrement, ne seraient pas détectés.

Quelles sont les implications pour les soins?

La fibrillation auriculaire augmente le risque d'accident vasculaire cérébral car le rythme auriculaire irrégulier favorise la formation de caillots sanguins qui peuvent migrer vers le cerveau. L'auteur principal de l'étude, le cardiologue Michiel Winter, explique : «Nos résultats suggèrent que le risque d'AVC peut être réduit par le dépistage, au bénéfice des patients et du système de santé, notamment par la réduction des coûts.»

Mais l'étude montre également que le véritable progrès ne réside peut-être pas tant dans la montre intelligente elle-même que dans l'accélération du processus de diagnostic. Des procédures structurées, des responsabilités claires et des évaluations rapides sont essentielles. Dans l'étude, cela a été garanti. Pour les autres systèmes de santé, le dépistage n'a de sens que si l'évaluation qui suit est organisée de manière fiable, rapide et évolutive.

Limites et questions ouvertes

Premièrement, les fausses alertes sont un problème central. Dans l'étude, les smartwatches ont signalé une suspicion chez 72 participants, mais une fibrillation auriculaire n'a été effectivement confirmée que chez 21 d'entre eux. Une grande partie des alarmes a conduit à des diagnostics supplémentaires, sans que la suspicion ne soit finalement confirmée. Sans compter l'inquiétude inutile des personnes concernées.

Deuxièmement, l'étude s'adressait à un groupe à haut risque clairement défini : les personnes de plus de 65 ans présentant un risque accru d'AVC. Pour les groupes plus jeunes ou à plus faible risque, il n'est pas possible d'en déduire automatiquement des recommandations de dépistage.

Troisièmement, les chercheurs ont surtout mesuré la fréquence à laquelle la fibrillation auriculaire était détectée et confirmée par un diagnostic. Il reste à démontrer si le dépistage permet au final d'éviter les accidents vasculaires cérébraux.

Photo d’en-tête : Shutterstock

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Rédactrice scientifique et biologiste, j’adore les animaux et je suis fascinée par les plantes, leurs capacités et tout ce qu’on peut en faire. C’est pourquoi j’aime être à l’extérieur, de préférence quelque part dans la nature ou dans mon jardin sauvage.


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