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En coulisse

Ma première fois avec de la résine : le SLA

Kevin Hofer
27/1/2026
Traduction : Martin Grande

Je fais des impressions 3D depuis quelques années, et j’ai décidé de tenter le coup avec le SLA. Je vous raconte mes progrès dans ce premier épisode de ma mini-série d’articles.

J’ai déjà créé de nombreux objets pratiques grâce à l’impression 3D : des accessoires pour la maison, des pièces de rechange pour des appareils, des jouets pour les enfants... et jusqu’à maintenant, j’ai toujours utilisé le Fused Deposition Modeling (FDM). J’aimerais maintenant essayer le procédé de stéréolithographie (SLA), à base de résine synthétique.

Dans cet article constituant le début d’une petite série dans laquelle je partage mes expériences avec cette méthode, je vous explique ce qu’est le SLA et en quoi il se distingue du FDM.

L’mpression 3D en SLA

SLA est le procédé d’impression 3D original, inventé en 1983 par Chuck Hull et adoptant l’approche de la fabrication additive. À ce jour, le SLA est considéré comme le plus précis pour l’impression 3D, idéal pour les applications nécessitant une précision maximale.

Ce procédé, également connu sous le nom d’impression en résine, produit des modèles extrêmement lisses et détaillés. Contrairement aux imprimantes FDM, qui appliquent du filament fondu couche par couche, les imprimantes SLA utilisent de la résine synthétique liquide durcie par la lumière UV.

Processus d’impression en détail

Voici les étapes d’impression sur les appareils SLA modernes :

le bassin de résine : la résine synthétique liquide se trouve dans un récipient transparent qui laisse passer la lumière UV par le dessous. La résine réagit aux rayons et durcit.

Source de lumière UV et masquage LCD : sous le récipient, l’écran LCD dirige la lumière UV de manière à projeter le dessin voulu de chaque couche sur la résine et à la durcir aux endroits souhaités.

Couche par couche vers le haut : après chaque couche durcie, la plateforme de construction se soulève légèrement. Le modèle est créé la tête en bas, les nouvelles couches étant appliquées par le bas. Ce processus se répète jusqu’à ce que l’objet soit terminé.

Finition : après l’impression, le modèle est retiré du récipient, mais il n’est pas encore prêt à être utilisé. Il est recouvert de résine non durcie qui doit être rincée, généralement avec de l’alcool isopropylique (IPA). Le modèle est ensuite réexposé dans une chambre UV afin de durcir complètement et d’obtenir les propriétés souhaitées.

Les modèles en résultant sont d’une grande précision et leurs surfaces sont très lisses. L’impression en résine est donc parfaitement adaptée aux designs de filigranes, de miniatures et de prototypes.

Sur les impressions en résine, les couches sont à peine visibles.
Sur les impressions en résine, les couches sont à peine visibles.
Source : Shutterstock / MarinaGrigorivna

Aperçu des principales différences

En tant qu’utilisateur expérimenté de FDM, je me suis demandé quelles étaient les différences. Les deux procédés sont catégorisés comme de la fabrication additive, mais ils diffèrent sur plusieurs points :

Qualité d’impression et précision

Les imprimantes à résine fournissent une qualité d’impression supérieure. Avec des hauteurs de couche allant jusqu’à 0,025 mm, elles produisent des détails très fins et s’avèrent idéales pour les miniatures, les modèles dentaires ou les bijoux. Les imprimantes FDM atteignent au mieux 0,1 mm et leurs faces sont souvent rugueuses.

Vitesse d’impression et efficacité.

Bien que les imprimantes à résine durcissent des couches entières en une seule fois, elles ne sont pas nécessairement plus rapides. Le processus de durcissement et le soulèvement de la plateforme de construction entre les couches prennent du temps, surtout pour les modèles de grande taille. Les imprimantes à résine présentent tout de même l’avantage de pouvoir imprimer plusieurs petits objets en même temps sans augmenter le temps de fabrication. Les imprimantes FDM nécessitent du temps supplémentaire pour chaque objet.

Finition

On constate ici une nette différence. Avec le FDM, il suffit généralement de retirer le nouvel objet de la plaque de construction et d’en ôter les structures de soutien. Pour l’impression en résine, des étapes supplémentaires sont nécessaires :

  • lavage : le modèle doit être débarrassé de la résine non durcie.
  • Durcissement : sous la lumière UV, le modèle est entièrement durci.
  • Ôter les supports : en raison de la finesse des détails, l’enlèvement des structures de support nécessite souvent plus de soin.

Matériel et coûts

Le procédé SLA est plus onéreux. La résine coûte plus cher que le filament et les matériaux supplémentaires comme l’IPA et les gants en nitrile augmentent les dépenses. Les résines spéciales, par exemple pour les applications flexibles ou robustes, sont encore plus coûteuses.

Sécurité et installation

La sécurité joue un rôle important dans l’impression de la résine. La résine est toxique et peut endommager la peau et les voies respiratoires. C’est pourquoi vous devez travailler dans une pièce bien aérée, porter des gants et manipuler le matériel avec précaution. Le processus d’impression nécessite plus d’espace et un environnement de travail propre et organisé.

Bilan

Les différences entre FDM et SLA sont considérables aussi bien en termes de fabrication que de rendu. Le FDM est simple et facile à utiliser, tandis que le SLA nécessite davantage de manipulations et génère des coûts récurrents plus élevés. En revanche, il offre une précision nettement supérieure.

La sécurité et l’aménagement du poste de travail me préoccupent particulièrement. Jusqu’à présent, j’ai imprimé dans mon petit bureau, qui n’est pas très bien aéré. Je vais devoir déplacer mon imprimante SLA. Dans le prochain article de la série, je vous dévoilerai quel modèle j’ai choisi, et où je l’aurai installé.

Photo d’en-tête : Shutterstock / Stocky boi

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