Vous n’êtes pas connecté à Internet.
Galaxus Logo
Critique Home cinéma108

Ma critique du film «Shazam!»: prononce le mot magique!

Dans ces plus beaux moments, «Shazam!» montre le meilleur de l'univers cinématographique DC. Malheureusement, sa deuxième partie ne sert pas à grand-chose, et son méchant est beaucoup trop banal.

Quel fan de comics ne souhaite pas être un superhéros depuis qu'il est tout petit? Avoir des pouvoirs et combattre les méchants, faire des choses que les personnes ordinaires ne peuvent pas faire, ce serait génial, non? David F. Sandberg réalise ce rêve dans «Shazam!». Si la première partie est très divertissante,

la structure est bancale, surtout dans la deuxième partie. Le film tient quand même la route, malgré quelques gros défauts.

Magicien et laissés pour compte

Comme dans le comic du même nom, le personnage principal, Billy Batson (Asher Angel), est un fauteur de trouble. Sa mère a disparu sans laisser de traces dans un marché de Noël à Philadelphie alors qu'il n'avait que trois ans. Depuis, il n'a qu'une envie: la retrouver.

Il enchaîne les fugues pendant douze ans, avant de rencontrer Freddy Freeman (Jack Dylan Grazer), enfant handicapé, alors qu'il intègre une énième famille d'accueil. Il le défend face à une bande de canailles et se retrouve dans une mystérieuse grotte, où un vieux magicien lui transmet son pouvoir, car les sept péchés capitaux viennent d'être libérés sous la forme de démons meurtriers, et le monde a besoin qu'un héros les capture.

Billy Batson (Asher Angel), un garçon insolent mais sympathique.

Dès lors, tout ce que Billy a à faire pour se transformer en un super-héros adulte (Zachary Levi), c'est de dire le mot «Shazam!».

Une première partie réussie

Le réalisateur prend le temps de présenter ses personnages, et le début du film est prometteur. Billy Batson ne veut pas d'une nouvelle famille, il veut retrouver la sienne, ce qui explique pourquoi il fugue à chaque fois. Enfant, le Dr Thaddeus Sivana (Mark Strong) s'est vu dire par le magicien qu'il n'était pas digne de son pouvoir. Et le besoin qu'a Freddy Freeman d'embellir sa propre histoire en la transformant en épisode de Game of Thrones cache un besoin d'attention.

D'ailleurs, le comédien qui le joue est tout à fait brillant. Non seulement il est hilarant lorsqu'il débite ses textes pêle-mêle plus vite que Benedict Cumberbatch dans «Sherlock» mais c'est aussi l'atout émotion du film. Asher Angel, qui joue Billy, réussit lui aussi à donner une touche rebelle à son personnage sans jamais nous agacer. En fin de compte, c'est un sale gosse au grand cœur.

Jack Dylan Grazer dans le rôle de Freddy est la vraie découverte du film.

Et puis il y a Zachary Levi, qui joue Shazam, la version adulte de Billy. C'est un garçon dans le corps d'un homme, à la manière de Tom Hanks dans «Big». Son jeu est suffisamment bon pour ne pas devoir rappeler toutes les dix minutes aux spectateurs qu'il a l'air adulte mais raisonne comme un enfant. Sa première mission en tant que Shazam en est un bon exemple: il achète de la bière pour lui et son ami Freddy et se rend compte qu'il n'aime pas ça du tout. Éméché, il échange les cannettes restantes contre des chips, des nachos et du popcorn.

À quoi sert le milieu du film?

On l'a vu, le coup de l'enfant dans un corps d'adulte fonctionne. Enfin, du moins au début. Mais il se répète à l'infini... Ce serait supportable, si toute la deuxième partie du film n'était pas basée dessus.

Poser comme les grands

Malheureusement, Billy, alias Shazam, et Freddy perdent beaucoup trop de temps à découvrir ses superpouvoirs, et le film tourne en rond. Il ne se passe plus rien d'intéressant. Les intrigues introduites dans la première partie passent complètement à la trappe. Qu'est devenue la mère de Billy? Ou le méchant Dr Sivana, qui ne revient que dans la troisième partie?

Bien sûr, découvrir les superpouvoirs de Shazam nous amuse. La première fois qu'il se fait tirer dessus, les deux compères ne s'accordent pas sur ce qui le protège des balles: son corps ou son costume. Ils demandent donc aux méchants de lui tirer en plein visage, et le tout est bien sûr filmé avec un smartphone. C'est d'ailleurs plutôt réaliste, quand on compare cette séquence aux vidéos de chutes et autres «fails» publiées sur YouTube.

Mis à part quelques gags plus ou moins réussis, une heure passe sans que rien ne fasse avancer le schmilblick. Les blagues du genre «Haha, je suis un enfant dans le corps d'un homme» commencent vraiment à s'essouffler. Pire encore, c'est à ce moment que le film tente d'introduire une intrigue secondaire autour de l'infirmière Mary (Grace Fulton), avant de la faire disparaître aussi vite qu'elle est apparue. C'est vraiment du grand m'importe quoi!

Et tout d'un coup, on arrive au combat final entre le Dr Sivana et Shazam. Mais avant ça, une des intrigues principales de la première partie est résolue d'une manière si absurde qu'on se demande vraiment ce qui est passé par la tête du réalisateur. Je ne vous en dirai pas plus pour ne pas vous gâcher l'intrigue.

Une fin intense, malgré des animations médiocres

Le plus gros problème de «Shazam!», c'est quand même son méchant. Le personnage de Mark Strong n'a rien qui le distingue des autres ennemis de superhéros, puisque ces motivations ne sont jamais vraiment illustrées au-delà des cinq premières minutes du film. Il a le même pouvoir que Shazam, mais version «méchant». Ok...et alors? C'est vraiment dommage, parce que l'acteur britannique qui l'incarne a beaucoup de talent.

Le Dr Sivana (Mark Strong) est finalement l'équivalent de Shazam, mais version méchant.

Et que dire des sept péchés capitaux qui l'accompagnent? Des créatures numériques qui donnent l'impression de n'avoir pas été complètement achevées. Steppenwolf de «Justice League» ou Doomsday de «Batman v Superman», tous deux de DC, m'ont fait le même effet. Ou encore Arès, le dieu de la guerre de «Wonder Woman» et Incubus dans «Suicide Squad».

N'oublions pas Incubus…

En fait, il y en a dans chaque film de l'univers étendu de DC.

Je ne comprends pas pourquoi l'entreprise n'a pas encore compris que ces défauts nous gâchent notre plaisir. Mais soit. Si on fait abstraction des démons, les scènes d'action sont très bien faites, et on rit de voir Shazam et Freddy se chamailler comme un vieux couple en pleine bataille.

Détester ce film serait trop facile, mais...

«Shazam!» a tellement de défauts qu'on pourrait le décrire comme le navet ultime de ce début d'année.

Mais, grâce au talent des comédiens qui incarnent Billy, Shazam, Freddy et leur famille d'accueil, il a bien plus de charme que tous les films de DC que j'ai mentionnés. Et j'ai bien ri par moment, entre les nombreux gags plutôt médiocres. D'ailleurs, les piques lancées aux films de superhéros et les clins d'œil à d'autres personnages de DC – surtout Superman – n'ont jamais si bien fonctionné dans l'univers de Zack Snyder. Les auteurs ont eu de bonnes idées... Dommage qu'elles n'aient pas été poussées jusqu'au bout.

Freddy et Shazam se chamaillent comme un vieux couple.

Et même si Shazam doit sauver le monde comme dans tout bon film du genre, il veut surtout protéger ceux qui lui sont chers. Et ça, c'est agréable, pour une fois.

Ces articles pourraient aussi vous intéresser

Coupez! Neo de <strong>The Matrix</strong> n'a aucune personnalité
En coulisseHome cinéma

Coupez! Neo de The Matrix n'a aucune personnalité

<strong>La guerre du cinéma</strong>: Netflix est-il en train de détruire le cinéma tel que nous le connaissons?
En coulisseHome cinéma

La guerre du cinéma: Netflix est-il en train de détruire le cinéma tel que nous le connaissons?

<strong>Un mauvais montage</strong>: «Suicide Squad», la plus grosse défaite de DC à ce jour
En coulisseHome cinéma

Un mauvais montage: «Suicide Squad», la plus grosse défaite de DC à ce jour

Avatar

Luca Fontana, Zurich

  • Editor
Vivre des aventures et faire du sport dans la nature et me pousser jusqu’à ce que les battements du cœur deviennent mon rythme – voilà ma zone de confort. Je profite aussi des moments de calme avec un bon livre sur des intrigues dangereuses et des assassins de roi. Parfois, je m’exalte de musiques de film durant plusieurs minutes. Cela est certainement dû à ma passion pour le cinéma. Ce que j’ai toujours voulu dire: «Je s’appelle Groot.»

Commentaires 10

3000 / 3000 caractères

User Anonymous

Nanu, er hat gar keine Lieder erkannt im Trailer... :-/

03.04.2019
User hellboy81

Der einzig wahre Captain Marvel.

04.04.2019
User claude1974

Moi je trouve la critique juste, détaillée et intéressante.Ce n'est pas chose facile. Bravo !

15.04.2019
User bkeleanor

Ich sage nur die Leute im Bus sind tot oder schwer verletzt. Das er den Bus gefangen hat ist total irrelvant :-) Ich liebe die Physik in Hollywood Filmen.

10.04.2019
User JerDana

The TRUE Captain Marvel. The OG one.

12.04.2019
User iBuyStuff

The real Captain Marvel!

04.04.2019
User Valon_H

Salut,
Comment trouvez-vous le film si vous l'avez vu?
Je s'appelle Shazam.

13.04.2019
User Edelasos

Leider kann ich dieses Review nicht ernst nehmen sorry. Da gibts leider bessere, ausführlichere und interessantere Seiten.

www.metacritic.com

03.04.2019
User vikingjunior

Hä? ist der aufgefallen das Digitec ein Webshop ist, ist doch lustig hier ab und zu artikel zu lesen. Das eine Seite wie metacritic die sich auf Kritik spezalisiert, bessere/ausführliche Reviews macht, ist sowas von logisch. Verstehe nicht wieso man solche Troll beitrage machen muss. Ach und warum leider besser? Ist doch super.

03.04.2019
User alandyla

Ich mag die Rezensionen von Digitec. Sie sind genau die richtige Mischung aus Professionalität, Subjektivität und Naivität. So als würde man User-Kommentare mit Fachmeinungen mischen.

03.04.2019
Répondre