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Des Jeux olympiques de Tokyo riches en émotion

Qu’est-ce que l’essence du sport sinon l’émotion ? Nulle part ailleurs vous ne pouvez la ressentir avec autant d’intensité que durant des Jeux olympiques.

À la fin, elle se tient debout, cherchant ses mots, les larmes aux yeux. Jolanda Neff vient de remporter la médaille d’or de la course olympique de VTT cross-country féminin. Ses coéquipières Sina Frei et Linda Indergand complètent le tableau des médailles avec l’argent et le bronze. Nous ne pouvons qu’avoir la chair de poule en voyant l’histoire du sport suisse s’écrire sous nos yeux. La lauréate se retrouve submergée par ses sentiments dans les innombrables interviews qui suivent.

Il est planté là, à chercher ses mots avec un sourire douloureux sur le visage, l’air hagard. Stefan Küng vient de manquer la médaille de bronze pour 0,4 seconde. Après 44,2 kilomètres, le spécialiste du contre-la-montre ne se trouvait qu’à trois secondes de l’argent. « Je dois rapidement mettre cela derrière moi, sinon je ne pourrai pas dormir pendant une semaine », a déclaré par la suite le jeune homme de 27 ans dans une interview accordée à la RTS et publiée sur Twitter :

Les raisons de cet « amour sportif »

L’humain est un être émotionnel : le moment de triomphe des beach-volleyeuses suisses Vergé-Dépré/Heidrich contre leurs compatriotes Hüberli/Betschart en huitième de finale olympique ? Tout se trouve sur la photo ci-dessus. Pourquoi aimons-nous le sport ? Parce qu’il ne nous laisse pas froids, parce que les sportifs vivent les grandes émotions pour nous. Parce que nous sommes témoins de performances ou de tragédies inconcevables qui entrent dans l’histoire,

des récits comme celui de Mutaz Essa Barshim et Gianmarco Tamberi en finale du saut en hauteur. Lorsque le Qatari et l’Italien terminent le concours à la même hauteur, ils renoncent à une morte subite et se partagent fraternellement la médaille d’or.

Il ne fait d’ores et déjà aucun doute que la deuxième semaine olympique à Tokyo sera marquée par des jubilations sans fin, des défaites amères et des gestes grandioses dans l’esprit cher à Pierre de Coubertin. De mon côté, j’aime également observer ce magnifique spectacle. Parfois avec un œil qui rit, parfois avec un œil qui pleure.

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Ancien journaliste radio devenu fan de story telling. Coureur confirmé, adepte du gravel bike et débutant en haltères de toutes tailles. Quelle sera ma prochaine étape ?


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