
Westmark 6 pailles en verre + brosses de nettoyage, ø 8 x 200 mm
6x

Elles étaient censées rendre nos habitudes plus durables. À la place, elles peuvent libérer des substances indésirables dans votre boisson. Voici pourquoi les pailles en papier sont, à juste titre, controversées et quelles alternatives existent.
Le goût un peu cartonneux que prennent souvent les boissons lorsqu’on les sirote avec une paille en papier n’a plus rien de nouveau. Il est devenu difficile d’y échapper au sein de l’Union européenne. Dans le verre, ces petits tubes en papier se transforment en quelques minutes en conduits ramollis et spongieux. En Suisse, les alternatives en plastique sont encore autorisées. Malgré tout, de nombreux fabricants, bars et restaurants sont passés du plastique au papier.
Par souci de l’environnement. L’intention est louable. Mais entre-temps, beaucoup ont aussi compris que le bilan d’un autre produit jetable (même sans plastique) ne peut guère être vraiment positif.
Mais est-ce au moins meilleur pour la santé ? Probablement pas. En effet, pour empêcher une paille en papier de se désagréger dès le premier contact avec une boisson, on y ajoute ce qu’on appelle des agents de résistance à l’état humide. Lors de leur fabrication, des chlorpropanols (en allemand) se forment comme sous-produit ; un groupe de substances potentiellement cancérogènes, que les laboratoires détectent régulièrement dans les pailles en papier depuis des années. Plusieurs études (en anglais) ont également mis en évidence la présence de PFAS dans ces pailles. Ces substances chimiques fluorées très persistantes se dégradent à peine dans l’environnement et peuvent s’accumuler dans l’organisme.
Le magazine allemand Öko-Test s’est penché sur la question en faisant analyser 20 pailles en papier en laboratoire. Résultat : les chloropropanols sont devenus plus rares qu’auparavant. En revanche, certains produits contenaient des PFAS ainsi que des teneurs trop élevées en benzisothiazolinone, un conservateur.
On ne sait pas encore clairement si le goût cartonneux est effectivement lié à ces substances. Ce qui est certain, c’est que dans les pailles testées, les deux problèmes apparaissaient souvent ensemble (en allemand) : un goût étrange et des teneurs trop élevées en chloropropanols.
Les autorités allemandes ne parlent toutefois pas de motif de panique. Même pour les pailles dépassant les valeurs de référence, l’Office bavarois de la santé et de la sécurité alimentaire (en allemand) ainsi que l’Institut fédéral d’évaluation des risques soulignent qu’il n’existe pas de danger immédiat.
Ce qui compte, c’est avant tout la dose cumulée dans le temps. Avec un soda bu occasionnellement au café du quartier, vous resterez très probablement largement en dessous des quantités préoccupantes. La situation devient plus critique en cas d’usage fréquent et intensif (en allemand), en particulier chez les enfants qui, en raison de leur poids corporel plus faible, atteignent plus vite les seuils problématiques. Le Laboratoire cantonal de Saint-Gall est parvenu à une conclusion très similaire. Lors de ses analyses (en allemand) de pailles en papier, plus de la moitié des échantillons dépassaient la même valeur de référence. Si des pailles problématiques réapparaissent régulièrement, c’est aussi parce qu’il n’existe ni en Suisse ni dans l’Union européenne de valeurs limites (en allemand) légalement définies pour ces substances dans ce type de produits. De telles limites existent pour les emballages en plastique, mais pas pour les produits en papier ni en carton.
Respecter les valeurs de référence est pourtant tout à fait possible. Lors d’une enquête de l’Office fédéral allemand de la protection des consommateurs et de la sécurité alimentaire, environ la moitié des 32 pailles testées se sont révélées conformes (en allemand). Le problème ne vient donc pas du matériau en lui-même, mais plutôt du soin avec lequel certains fabricants dosent les agents de résistance à l’humidité. Malheureusement, il n’existe aucun moyen fiable de reconnaître une paille contaminée. Ni l’emballage ni l’apparence ne permettent de savoir si les exigences pertinentes ont été respectées.
Au final, la meilleure solution reste donc de se passer tout simplement de paille jetable en papier. Vous réduisez ainsi à la fois l’impact sur l’environnement et les risques potentiels pour votre santé. Si vous ne souhaitez pas renoncer à la paille, il existe aussi des alternatives sans substances nocives et au goût neutre, comme le verre ou l’acier inoxydable. Les pailles transparentes en verre ont l’avantage de vous permettre de voir immédiatement si elles ont été correctement nettoyées. Dans le cas de l’acier inoxydable, la surface lisse et dure limite les rayures et les aspérités dans lesquelles les germes pourraient se loger. Dans les deux cas, un point reste essentiel : les nettoyer soigneusement afin d’éviter que des résidus ou des microbes ne s’accumulent à l’intérieur.

Westmark 6 pailles en verre + brosses de nettoyage, ø 8 x 200 mm
6x


Rédactrice scientifique et biologiste, j’adore les animaux et je suis fascinée par les plantes, leurs capacités et tout ce qu’on peut en faire. C’est pourquoi j’aime être à l’extérieur, de préférence quelque part dans la nature ou dans mon jardin sauvage.
Des informations intéressantes sur le monde des produits, un aperçu des coulisses des fabricants et des portraits de personnalités intéressantes.
Tout afficher