En coulisse

Malgré la chaleur, nous dormons sous les couvertures – mais pourquoi donc ?

Martin Jungfer
19/6/2026
Traduction : traduction automatique

La chambre ressemble à un four. Le pyjama colle à la peau. Impossible de dormir. Pourtant, nous utilisons une couverture. Cela peut paraître contradictoire, mais il y a de bonnes raisons à cela.

Je n'y arrive tout simplement pas : m'endormir sans couverture. Il serait pourtant logique de s'en passer pendant les chaudes nuits d'été. Mon esprit est donc disposé à le faire, mais mon corps est faible. Car il se rafraîchit avant que nous nous endormions. Une à deux heures avant l'heure habituelle du coucher, la température corporelle centrale à baisser et l’on commence à se sentir fatigué. Peut-être avez-vous déjà entendu parler du rythme circadien. Ou peut-être connaissez-vous la notion d’ «e horloge interne».

Ce refroidissement se produit donc tout naturellement, indépendamment de la couverture ou de la température ambiante. Lorsque la température est plus élevée, nous nous sentons plus éveillés ; lorsqu’elle baisse, nous devenons fatigués. Nous avons néanmoins besoin de la couverture. Sans elle, notre corps endormi se refroidirait trop et nous nous réveillerions. En effet, pendant les phases de sommeil paradoxal, il n’est plus aussi capable de réguler sa température. Sous la couverture, cette baisse naturelle est compensée ; elle crée un microclimat plus chaud «» directement au contact de la peau.

Peut-être avez-vous déjà constaté qu’une douche chaude le soir vous aidait. Le corps se refroidit ensuite très rapidement, ce qui est renforcé.

Une habitude vieille de 200 000 ans

Le besoin d’une couche protectrice pendant le sommeil est probablement très ancien. Il existe des découvertes archéologiques en Afrique du Sud qui montrent que les humains fabriquaient déjà des matelas il y a au moins 200 000 ans. Celles-ci étaient composées d’herbe et de feuilles de plantes qui éloignaient les insectes. Il ne s’agissait pas seulement de simples surfaces de couchage, mais de petits refuges protégés. La couverture d’aujourd’hui est donc l’héritière d’une idée assez ancienne.

À cela s’ajoute l’empreinte culturelle : on nous couvrait lorsque nous étions enfants. D’une part, parce que les bébés ont du mal à réguler leur température corporelle et se refroidissent encore plus vite que les adultes. D’autre part, c’est un geste d’affection et d’attention avant de s’endormir. On pourrait parler d’un conditionnement «» ou d’une habitude plus profondément ancrée que toute raison. S’endormir est lié à la couverture.

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Le poids apaise

Il existe également un facteur psychologique : le poids d’une couverture peut avoir un effet apaisant, car il exerce une sorte de légère pression sur le corps. Cet effet – connu sous le nom de «« Deep Pressure Touch »» – peut avoir un effet apaisant et réducteur de stress grâce à l’activation du système nerveux parasympathique. Le besoin de sécurité peut donc être plus fort que la sensation d’avoir trop chaud.

Signaux contradictoires

S'il fait chaud dans la chambre et que vous essayez donc de vous endormir sans couverture, vous semez la confusion dans votre corps. D'un côté, vous l'aidez en ne retenant pas la chaleur sous une couverture. D’un autre côté, votre psychisme réclame la couverture, car celle-ci signifie justement qu’il est temps de s’endormir. Et surtout, elle est synonyme de sécurité, celle de ne pas avoir froid pendant la nuit.

C’est pourquoi les nuits chaudes d’été sont souvent moins reposantes. Vous devez en quelque sorte vous déjouer vous-même et vous endormir sans couverture. Mais il y a de fortes chances que vous vous réveilliez ensuite au cours de la nuit et que vous finissiez tout de même par tirer la couverture sur votre corps transi de froid.

Sommes-nous les victimes de l’évolution ?

Peut-être pourrions-nous, au fil des millénaires, nous défaire de cette habitude que nos arrière-arrière-arrière-arrière-grands-parents ont instaurée, à savoir dormir avec des couvertures. Dans le règne animal, cela n’est d’ailleurs pas courant chez toutes les espèces, loin s’en faut. Et il existe des populations qui dorment régulièrement sans couverture. Certes, une étude de 2002 n’a porté que sur de très petits groupes en Afrique du Sud, au Congo ou en Namibie. Ces communautés de chasseurs, de cueilleurs et d’agriculteurs avaient l’avantage de vivre dans des zones climatiques où les nuits n’étaient souvent pas particulièrement froides. De plus, elles se réchauffaient près d’un feu ou en se blottissant les unes contre les autres.

En Europe centrale, en revanche, nous avons passé des millénaires dans des régions où les nuits sont froides, où une couverture n’était pas facultative, mais tout simplement indispensable à la survie. À cela s’ajoute le fait qu’aujourd’hui, nous dormons généralement seuls, avec peu ou pas de contact physique. Là où aucun feu ne crépite et où aucun groupe ne se blottit les uns contre les autres, la couverture est pour ainsi dire devenue un substitut à la chaleur et à la sécurité.

Le fait que nous dormions avec des couvertures n’est donc pas seulement une question d’habitude ancrée dans l’évolution, mais une nécessité physique bien réelle, car nous ne pouvons pas réguler nous-mêmes notre température pendant le sommeil. Nous avons dans nos gènes une prédisposition au refroidissement. Et dans notre culture, il est devenu normal de se couvrir, même lorsque cela n’est plus du tout nécessaire d’un point de vue biologique, comme par exemple lors des nuits de forte chaleur.

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Je suis journaliste depuis 1997. Stationné en Franconie, au bord du lac de Constance, à Obwald, Nidwald et Zurich. Père de famille depuis 2014. Expert en organisation rédactionnelle et motivation. Les thèmes abordés ? La durabilité, les outils de télétravail, les belles choses pour la maison, les jouets créatifs et les articles de sport. 


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