Ciao Endo, tu vas me manquer
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Ciao Endo, tu vas me manquer

Patrick Bardelli
Zurich, le 16.03.2022

Quelques semaines se sont déjà écoulées depuis le décès d'Endo Anaconda. Le leader de Stiller Has a succombé à un cancer début février, à l'âge de 66 ans. Mes adieux.

Ciao Endo. Nous ne nous sommes jamais rencontrés personnellement, mais je me suis toujours senti proche de toi. C'est pourquoi il m'a fallu un peu de temps pour mettre de l'ordre dans mes pensées à propos de ta mort.

Ma carrière de fan de Stiller Has a commencé en 2005. Je me trouvais à trois heures du matin, fraîchement amoureux, dans la cuisine de ma femme actuelle. Tout est nouveau, tout est excitant, tout est encore incertain. Qu'est-ce qui va se passer ? Eh bien, c'est devenu 17 ans de relation, famille comprise. Le compte n'y est pas. Et tu en es en partie responsable.

Goûter cousu à trois heures du matin

"Que penses-tu de Stiller Has ?", m'a demandé Daniela dans sa cuisine, en plongeant ses yeux bleus dans les miens. "Euh..., je ne sais pas...". Jusqu'à cette nuit-là, j'avais juste entendu "Aare" et je n'avais pas encore trouvé l'accès à tes textes. Mais cela devait changer d'un coup l'instant d'après. CD dans le lecteur, clac, couvercle fermé et c'est parti :

Dès les premières mesures de "Znüüni näh", j'ai été conquis : des paroles géniales, une musique brillante de Balz Nill et Schifer Schafer. Une révélation à trois heures du matin dans une cuisine du Petit-Bâle.

Nous sommes tous des Wallisellois

Depuis, j'étais et je suis toujours, premièrement, un fan et, deuxièmement, certain que ce sera du sérieux avec la belle dans la cuisine. Une femme qui aime ce genre de musique, je trouve ça bien. Merci pour tes services de médiation.

Dix-sept ans ont passé depuis cette nuit de mars. Entre-temps, notre fille commune est devenue une adolescente qui n'a pas (encore) trouvé l'accès à tes textes. Tout à fait le papa. Et d'innombrables CD et concerts avec Stiller Has plus tard, une chose est sûre : au fond de nous, nous sommes tous des Wallisellois qui prennent leur goûter à neuf heures du matin et nourrissent le Moudi. Avec tes chansons, tu m'as souvent magnifiquement et impitoyablement asséné mes états d'âme suisses.

Et pourtant, ce sont tes textes qui traitent de tes racines autrichiennes qui ont le plus marqué mon âme. "Veit" et cette histoire de deux cœurs dans la poitrine. L'un à gauche, l'autre à droite. Et si un cœur va bien, l'autre cœur va mal.

Il y a quelques jours, Daniela s'est soudain retrouvée à côté de moi, un livre à la main. Pour la radio, elle a fait en 2006 une contribution à la série de lectures de "Sofareisen". Tes histoires courtes collectées sur l'infinie difficulté de l'existence humaine. Surtout la sienne propre.

«Mit dem Leben ist es ähnlich wie mit dem Snowboarden. Entweder man kann es oder man kann es nicht.»
Endo Anaconda

Elle t'avait alors demandé un autographe pour moi. Alors que je tape ces lignes, "St. Veit" dans les oreilles, il est posé devant moi sur mon bureau. J'ai presque l'impression que c'est ton message d'adieu, rien que pour moi. D'une certaine manière, lorsqu'un artiste s'en va, c'est toujours un peu de sa propre histoire qui meurt avec lui. C'était déjà le cas avec David Bowie, avec Prince et maintenant avec toi.

Prends soin de toi, Endo. Tu vas me manquer.

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