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Ce robot fonctionne uniquement grâce au vent et n'a pas besoin de batterie

Kim Muntinga
24/3/2026
Traduction : traduction automatique

Pas de batterie, pas de vol d'approvisionnement, pas d'interruption de charge : le robot itinérant de l'université de Cranfield se déplace uniquement grâce à la force du vent et doit ainsi explorer les environnements extrêmes les plus reculés.

Dans les déserts ou les zones polaires, il y a une chose en abondance : Le vent. C'est précisément ce qu'exploite une équipe de chercheurs de l'université de Cranfield. Avec le Wander-bot, les scientifiques ont mis au point un robot qui utilise cette ressource comme moteur, contournant ainsi un point faible fondamental des robots de terrain classiques : la dépendance à des sources d'énergie limitées.

L'inspiration est venue d'un endroit inattendu. Depuis les années 1990, l'artiste néerlandais Theo Jansen construit des sculptures cinétiques qu'il appelle Strandbeesten. Ces constructions filigranes en tubes de plastique se déplacent sur les plages sous l'effet du vent. Sans moteur, sans électricité, uniquement grâce à d'ingénieuses articulations de levier. L'équipe de recherche de l'université de Cranfield a repris ce principe de mouvement et l'a appliqué à la robotique.

Les balais de plage de Theo Jansen fournissent le principe : se déplacer grâce au vent et à la mécanique.
Les balais de plage de Theo Jansen fournissent le principe : se déplacer grâce au vent et à la mécanique.
Source : Theo Jansen / Facebook

L'énergie éolienne plutôt que la batterie : une différence cruciale

Le mouvement représente environ 20 pour cent de la consommation totale d'énergie de la plupart des robots. En tirant cette énergie du vent naturel, le robot itinérant devient une solution efficace pour l'exploration à long terme et la cartographie de types de terrain inconnus. Mais l'avantage ne s'arrête pas là : les composants électroniques qui seront ajoutés aux futures versions pour la collecte ou la transmission de données pourraient ainsi disposer de leur propre source d'énergie, plus petite et plus légère.

À cela s'ajoute un autre avantage, souvent négligé dans les systèmes classiques : L'utilisation de l'énergie naturelle permet de contourner le problème de la perte de puissance dans le temps qui se produit avec les sources d'énergie traditionnelles telles que les cellules solaires ou les batteries au radionucléide. Les cellules solaires perdent rapidement leur efficacité dans des environnements poussiéreux, tandis que les batteries au radionucléide se dégradent continuellement pendant des années. Le vent, en revanche, ne demande pas d'intervalles de maintenance.

Techniquement, le robot s'appuie sur une combinaison de deux principes éprouvés : Le Wander-bot utilise le mécanisme de couplage Jansen associé à une éolienne Savonius pour alimenter son mouvement. La turbine capte le vent, l'engrenage de couplage - directement dérivé des Strandbeesten de Jansen - convertit cette énergie en mouvement organique et continu.

En même temps, le principe a des limites physiques : La turbine de Savonius fonctionne de manière fiable même lorsque la direction du vent change, mais elle nécessite une certaine densité de vent minimale. Celle-ci n'est pas disponible dans tous les environnements extraterrestres. L'atmosphère ténue de Mars, par exemple, ne permet qu'une propulsion limitée.

Construit pour être jeté et pour continuer

L'équipe de recherche a fait un choix délibéré en matière de conception : Tous les composants sont entièrement issus de l'impression 3D, et la conception est volontairement simple pour permettre une réparation et un remplacement rapides des pièces.

Un prototype de Wander-bot : propulsé par une turbine Savonius et un engrenage de couplage mécanique.
Un prototype de Wander-bot : propulsé par une turbine Savonius et un engrenage de couplage mécanique.
Source : Cranfield University

Cela semble être un compromis au premier abord, mais c'est tout le contraire. En théorie, le robot itinérant peut être construit n'importe où et réparé avec des pièces de rechange imprimées sur place. Cela permet d'éviter les missions d'approvisionnement longues et coûteuses. Une jambe cassée ou une articulation défectueuse ne nécessitent pas l'arrêt de la mission, mais simplement un nouveau travail d'impression. Sur d'autres planètes, dans le Sahara ou à la station polaire, cela fait une différence fondamentale.

Pour l'instant un prototype, mais avec une feuille de route claire

Ce qui manque encore, c'est la manœuvrabilité. Actuellement, le robot itinérant se déplace en grande partie en ligne droite, ce qui est suffisant pour les premiers essais, mais pas pour une utilisation sur le terrain. L'équipe prévoit maintenant d'améliorer la manœuvrabilité afin que le robot puisse changer de direction et parcourir des terrains plus difficiles. Ce n'est qu'alors que l'on verra si le robot tient les promesses de son principe.

Photo d’en-tête : Université de Cranfield

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