Furry Luck Bali
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4 conseils pour venir en aide aux animaux errants pendant vos vacances

Darina Schweizer
10/8/2026
Traduction : Yannick Meilleray

Lorsqu’on croise des chiens ou des chats errants en vacances, on ressent souvent le besoin de leur venir en aide. Mais comment s’y prendre ? Reto Steimer, qui a quitté son pays, et Léa Vendrami, expatriée, vous donnent des conseils pratiques tirés de leur propre expérience.

Pour de nombreuses personnes, Bali est le paradis sur Terre. Léa Vendrami est elle aussi tombée sous le charme de cette île volcanique indonésienne en 2017. Cette Zurichoise de 42 ans, spécialiste des traumatismes et du système nerveux, ainsi que professeure de yoga, y passe plusieurs mois par an. Depuis cette année, elle y vit même sans date de retour fixe.

Ce faisant, derrière le décor de carte postale, elle découvre de plus en plus une autre facette de l’île.

Un problème s’aggrave

Ces derniers temps, elle remarque davantage d’animaux blessés et émaciés au bord des routes. Dans le quartier, elle observe de plus en plus souvent des chats qui se reproduisent de manière incontrôlée. Une chatte gestante abandonne un chaton tout seul en plein soleil. Léa l’emmène chez le vétérinaire, comme elle le fera plus tard pour de nombreux autres animaux. Elle adopte deux chatons qui avaient été abandonnés dans une décharge.

Elle sait que ce n’est que le début.

« J’ai pris conscience que Bali avait un énorme problème d’animaux errants. Outre mes deux chats, il y en a des milliers d’autres qui souffrent. Je voulais agir davantage. »
Léa avec l’un de ses deux chatons sauvés.
Léa avec l’un de ses deux chatons sauvés.
Source : Léa Vendrami

L’aide d’un expatrié

C’est là qu’elle rencontre Reto Steimer. Cet Argovien de 34 ans vit à Bali depuis 2022. La même année, il a ouvert un refuge pour animaux errants. La chaîne 3+ a consacré un reportage à ce sujet dans l’émission sur l’expatriation Adieu Heimat ici (en allemand). Depuis, il travaille sans relâche avec sa femme vétérinaire et son association de protection des animaux Furry Luck Bali (en anglais). Il nourrit notamment chaque jour environ 70 chiens errants et organise régulièrement des campagnes de stérilisation de masse. « C’est de loin le moyen le plus efficace », affirme-t-il.

L’engagement infatigable de Reto Steimer porte ses fruits : les chiens se rétablissent et profitent de la vie.
L’engagement infatigable de Reto Steimer porte ses fruits : les chiens se rétablissent et profitent de la vie.
Source : Furry Luck Bali

Et une mesure urgente : selon Reto, les associations de protection des animaux estiment à environ un million le nombre d’animaux errants à Bali, même si d’autres sources ne font état que d’environ 350 000 chiens livrés à eux-mêmes (en anglais). Il n’existe pas de chiffres concrets concernant les chats, mais Reto le sait : « À Bali, il y a toujours quelque chose à faire, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. » Chaque coup de main compte.

4 conseils qui font la différence

Léa a rejoint l’équipe il y a quelques mois. Elle a appris comment les touristes peuvent aider les animaux errants et en a tiré une conclusion : « Il n’en faut pas beaucoup. Même de petits gestes et quelques francs suffisent. » Reto est d’accord avec elle. Tous deux vous donnent les conseils suivants, que vous pouvez également mettre en pratique dans d’autres destinations de vacances.

1. Vaccinations et stérilisations

Commençons par le plus important : si vous constatez que de nombreux chatons ou chiots naissent dans un quartier, il est utile de se renseigner autour de soi pour retrouver leurs propriétaires. Beaucoup d’habitantes et d’habitants n’ont pas les moyens de payer les visites chez le vétérinaire ou les médicaments, ou bien ils ne connaissent pas les conséquences d’une reproduction incontrôlée.

Vous pouvez donc leur demander si vous pouvez prendre en charge les frais de stérilisation. Chez un vétérinaire balinais, par exemple, cela coûte entre 30 et 70 francs suisses. Lors des journées de stérilisation de masse, le prix est de 25 francs. Les vaccins contre la rage coûtent entre 6 et 9 francs. Il est important de ne pas donner l’argent directement aux habitants, mais de régler la facture sur place. Vous vous assurez ainsi que l’argent soit utilisé pour le bien de l’animal. Reto souligne :

« Il ne faut pas hésiter à aborder les habitants. Si vous leur demandez gentiment, beaucoup sont même très heureux de recevoir de l’aide. »
Lors des journées de stérilisation, on procède en moyenne à 50 à 100 stérilisations.
Lors des journées de stérilisation, on procède en moyenne à 50 à 100 stérilisations.
Source : Furry Luck Bali

2. L’aide des associations

Si vous rencontrez un animal blessé ou à peine conscient, il est judicieux de contacter au plus vite une association locale de protection des animaux et de lui indiquer l’emplacement. Les associations et les refuges sont également toujours ravis de recevoir des dons financiers et en nature, tels que de la nourriture, des laisses ou des paniers.

3 Comprimés

De nombreux animaux errants souffrent de perte de poils et de maladies de la peau, dues par exemple à la gale ou à d’autres parasites. Dans les animaleries, les médicaments sont bon marché : à Bali, par exemple, vous trouverez des comprimés vermifuges entre 1,50 et 2,50 francs, et des comprimés anti-tiques (Symbarica, Pravecto ou Revolution) entre 6 et 20 francs. Reto dit :

« Si vous avez des doutes quant au choix d’un produit ou à la posologie, renseignez-vous auprès d’un cabinet vétérinaire ou d’une association locale de protection des animaux. »

4. Nourriture et eau

Un kilo de croquettes ne coûte que quelques francs dans les supermarchés de la plupart des régions touristiques du sud. Elles se conservent également mieux que les aliments humides lorsqu’il fait chaud, tout comme l’eau. Léa explique :

« Le mieux est de conserver les croquettes et l’eau dans votre chambre d’hôtel et d’en emporter toujours un peu avec vous lorsque vous vous déplacez. » Ainsi, vous aurez les deux à portée de main si vous rencontrez un animal affamé ou affaibli. »

Vous pouvez déposer la nourriture directement sur un endroit propre au sol, et l’eau dans le fond d’une bouteille en PET coupée ou dans un gobelet rincé.

Mais attention : gardez une distance suffisante avec les animaux errants. La rage est très répandue dans de nombreux endroits. Ne harcelez pas les animaux et ne les touchez pas. Si vous êtes mordu ou griffé, vous devez immédiatement consulter un médecin.

Gardez toutefois une chose à l’esprit : la nourriture et les médicaments peuvent soulager les douleurs immédiates, mais la stérilisation reste le moyen le plus efficace de lutter contre la souffrance des animaux errants.

Ignorer n’est pas une solution

Revenons à Bali. La souffrance animale n’est pas aussi évidente pour tous les touristes qu’elle l’est pour Léa et Reto. Léa estime également : « Beaucoup de gens ignorent délibérément cette souffrance, car ils veulent profiter de leur séjour. C’est aussi humain. » Loin des yeux, loin du cœur, cela vaut partout dans le monde.

Pour ces deux amis des animaux, une chose est toutefois claire : ils ne peuvent pas fermer les yeux. Pas lorsqu’ils croisent chaque jour des animaux aspergés d’huile de friture ou battus à demi-mort. Pas tant que des attaques à l’empoisonnement sont perpétrées sans cesse. Et encore moins lorsqu’au milieu de toute cette peine, il y a régulièrement des histoires qui finissent bien.

L’une d’elles concerne le chiot Spirit. Reto l’a trouvé il y a un peu moins de deux mois au bord de la route. Très maigre, atteint du virus de la maladie de Carré et gravement traumatisé, il poussait des cris qui vous transperçaient jusqu’au plus profond de vous-même. « Ses analyses sanguines étaient si mauvaises qu’il aurait en réalité eu besoin d’une transfusion sanguine, mais son corps était trop affaibli pour cela. On pensait qu’il s’agissait d’un cas désespéré », se souvient Reto. Le chiot s’est évanoui à plusieurs reprises, mais il a survécu, contre toute attente.

Spirit, tel que Reto l’a trouvé…
Spirit, tel que Reto l’a trouvé…
Source : Furry Luck Bali
... et Spirit aujourd’hui.
... et Spirit aujourd’hui.
Source : Furry Luck Bali

Ce sont des histoires comme celles-ci qui motivent sans cesse Reto et Léa à poursuivre leur action. Elles montrent que leur engagement peut faire la différence et ils espèrent ainsi encourager d’autres amis des animaux. Léa explique :

« Même si vous ne partez qu’en vacances pour une courte durée : vous avez toujours quelques minutes et quelques francs à consacrer à cette cause. Et après cela, vous pourrez d’autant plus profiter de vos vacances. »

Vous trouverez ici de plus amples informations sur l’adoption d’animaux étrangers :

Aidez-vous les animaux errants pendant vos vacances ? Si oui, comment ?

Photo d’en-tête : Furry Luck Bali

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J’aime tout ce qui a quatre pattes ou des racines, surtout mes chats de refuge Jasper et Joy et ma collection de succulentes. J'adore partir en reportage avec des chiens policiers et des toiletteuses pour chats, toujours en quête de nouvelles intrigues dans des brocantes et des jardins japonais. 


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