Se rendre au bureau en vélo électrique, partie 3 : « Tarzan » me motive à bouger plus
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Se rendre au bureau en vélo électrique, partie 3 : « Tarzan » me motive à bouger plus

Martin Jungfer
Zurich, le 01.06.2022

Je suis bien décidé à me rendre au travail à vélo électrique. Depuis quelques semaines, je parcours près de 30 kilomètres à vélo pour aller au bureau et rentrer à la maison. Est-ce que cela m'aide à garder la forme ?

Depuis ma décision de passer à l'e-bike, le choix du modèle approprié et les erreurs de débutant, j'ai vraiment pris le coup de pédale. Mon modèle « Tarzan » d'Ego Movement, que le fabricant a mis à ma disposition pour que je l'essaie, et moi-même sommes devenus un bon duo après avoir parcouru plus de 400 kilomètres ensemble. Il m'assiste jusqu'à une vitesse de 25 km/h, mais je dois toujours pédaler moi-même pour que le moteur électrique me seconde. Il n'y a donc pas de mérite sans effort. Mon vélo électrique fait partie de la catégorie de ce que l'on appelle les Pedelecs. Les plus rapides et les plus puissants sont les S-Pedelecs, reconnaissables à leurs plaques de contrôle jaunes.

J'ai longtemps été sceptique quant à l'intérêt de me déplacer sur un tel engin à propulsion assistée. Trop d'images de couples de retraités habillés pareil, qui ne me semblaient pas du tout sportifs, sont restées gravées dans ma tête.

Mais aujourd'hui, je le sais, oui, le changement en valait la peine à bien des égards. Même si je ne roule pas tous les jours – grâce aux règles généreuses de mon employeur en matière de télétravail – je me sens plus en forme, je suis à l'aise sur la route et j'arrive plus détendu à la maison. Mon épouse peut le confirmer. Ma perception subjective positive de la vie d'e-biker peut être étayée par des faits et des études.

Études : avec le Pedelec, les gens bougent plus et plus souvent

La faculté de médecine de Hanovre a concrètement analysé dans une étude avec 101 participants ce que la conduite d'un Pedelec apporte réellement à la santé ; et ce, en comparaison avec la conduite d'un vélo normal. Je trouve cette question passionnante aussi d'un point de vue personnel. Car bien sûr, je pourrais tout aussi bien entreprendre le trajet simple d'environ 14 kilomètres avec mon vélo de trekking urbain normal, qui date de 2009, plutôt qu'avec le « Tarzan » qui a du style. Mais comme l'ont constaté les chercheurs, le point est justement là : les personnes qui ont un Pedelec l'utilisent plus souvent qu'un vélo traditionnel. Ils ont ainsi fait du bien à leur santé, car selon l'Organisation mondiale de la santé, l'activité physique, quelle qu'elle soit, prévient efficacement les maladies cardiovasculaires.

Une autre étude norvégienne a montré un effet similaire. Les personnes utilisant un Pedelec y ont même parcouru des distances encore plus longues et plus fréquentes qu'avec des vélos normaux, ce qui a encore renforcé l'effet sur la santé. Les femmes en particulier sont plus motivées et font nettement plus d'exercice grâce aux vélos électriques.

Des chercheurs de l'université de Bâle ont voulu savoir quel était l'effet d'entraînement du vélo électrique. Pendant quatre semaines, la capacité maximale d'absorption d'oxygène dans le sang des participants à l'étude, sélectionnés de manière ciblée en raison de leur surpoids, a été examinée. Votre montre de fitness indique d'ailleurs généralement cette valeur sous la forme « VO2 max ». La conclusion de l'étude se lit presque comme une pub de fabricants de vélos électriques.

«Les vélos électriques ont le potentiel d'améliorer la condition cardiorespiratoire, de la même manière que les vélos traditionnels, malgré l'assistance moteur disponible, car ils permettent des vitesses plus élevées et des dénivelés plus importants.»
Résultat de l'étude de l'université de Bâle

Dans les deux groupes, celui des vélos normaux et celui des vélos électriques, la capacité maximale d'absorption d'oxygène a évolué de la même manière. En comparaison, les personnes utilisant des vélos électriques ont parcouru plus de kilomètres et ont également effectué plus de dénivelés. Il semble que l'assistance électrique incite à être plus actif.

Mon vélo électrique est aussi un appareil de sport

Je peux le confirmer. Grâce au Pedelec, j'arrive moi aussi à un nombre de minutes d'activité par semaine nettement plus élevé que sans. Mon application Garmin en est fan. Pour parcourir les 14 kilomètres qui me séparent du bureau, il me faut environ 38 minutes. Cela représente 76 minutes d'activité physique saine par jour, retour compris. Ma fréquence cardiaque moyenne est de 100, un peu plus basse à l'aller qu'au retour. En rentrant, je n'hésite pas à pédaler plus fort et à quitter le domaine de l'assistance électrique. Je déplace alors mon vélo de 25 kilos et mon corps de 80 kilos à la seule force de mes muscles. Le vélo électrique devient un appareil de sport roulant.

Sur les presque 40 minutes, ma fréquence cardiaque moyenne est de 93. C'est quelque part entre un « échauffement » et un « entraînement léger », c'est-à-dire une activité physique saine.
Sur les presque 40 minutes, ma fréquence cardiaque moyenne est de 93. C'est quelque part entre un « échauffement » et un « entraînement léger », c'est-à-dire une activité physique saine.

Les données que j'enregistre avec la Garmin Venu 2 plus montrent déjà un petit effet après environ six semaines et 400 kilomètres. La tendance est que le pouls est un peu plus bas qu'au début, tandis que les vitesses moyennes augmentent légèrement.

J'ai également trouvé le « sweet spot » en pédalant, dont m'a parlé le CEO d'Ego Movement Daniel Meyer lorsqu'il m'a remis le « Tarzan » en avril. Avec le bon rapport et la bonne vitesse, j'obtiens à ce moment-là la meilleure assistance au pédalage possible et je n'ai pas besoin de faire plus d'efforts que lors d'une promenade rapide. Je peux alors même profiter de la nature sur mon chemin du travail. Le matin, je respire l'air frais de la forêt au lieu de l'odeur des adolescents surparfumés dans le train.

À plus de 25 km/h, je manque de peu le « sweet spot ». Je reçois encore une aide au pédalage, reconnaissable à droite, mais pas beaucoup plus. Je fais donc quelque chose pour ma forme physique.
À plus de 25 km/h, je manque de peu le « sweet spot ». Je reçois encore une aide au pédalage, reconnaissable à droite, mais pas beaucoup plus. Je fais donc quelque chose pour ma forme physique.

Je dédie les prochains articles de ma série sur les vélos électriques aux vêtements et aux accessoires. Et je vais bientôt me rendre à l'atelier d'Ego Movement pour y faire réviser mon deux roues. Si vous avez des questions concrètes auxquelles vous souhaitez que je réponde ou des conseils pour la communauté sur les trajets domicile-travail en vélo électrique, n’hésitez pas à les partager dans les commentaires. Pour ne rien rater de mes expériences et conseils en matière de vélo électrique, vous pouvez suivre mon profil d’auteur. Vous trouverez ci-dessous un lien vers les articles déjà publiés.

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Je suis journaliste depuis 1997. Stationné en Franconie, au bord du lac de Constance, à Obwald, Nidwald et Zurich. Père de famille depuis 2014. Expert en organisation rédactionnelle et motivation. Les thèmes abordés ? La durabilité, les outils de télétravail, les belles choses pour la maison, les jouets créatifs et les articles de sport. 


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