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Le contrôle volontaire du chat de l'UE reste en place. Non ? Si, oh !

Florian Bodoky
12/3/2026
Traduction : traduction automatique

Le Parlement européen a décidé de prolonger le contrôle volontaire des chats jusqu'en 2027, tout en renforçant la protection des données.

Le Parlement européen a prolongé le controversé contrôle volontaire des chats. Mercredi, une nette majorité des députés à Strasbourg a voté en faveur du maintien de la règle transitoire actuelle. L'exception est désormais valable jusqu'au 3 août 2027. La raison de ce vote est une échéance : la règle actuelle expire début avril. Sans prolongation, les services de messagerie auraient dû arrêter leurs contrôles actuels.

En même temps, le Parlement a resserré les règles. La nouvelle version permet des contrôles moins étendus que ceux initialement prévus. Le Parlement tente ainsi de trouver un compromis entre sécurité et protection des données. Les députés ont toutefois décidé de donner plus de poids à la protection des données que ne le proposait la Commission européenne.

Qu'est-ce que le contrôle volontaire du chat?

Le contrôle volontaire du chat permet aux services Internet de vérifier automatiquement les messages numériques privés. Les plateformes peuvent par exemple rechercher des représentations de violences sexuelles envers les enfants et signaler les découvertes correspondantes. Elles comparent les images et les vidéos avec des bases de données de représentations d'abus connues.

Le Parlement a tranché en faveur d'une protection stricte des données.
Le Parlement a tranché en faveur d'une protection stricte des données.
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Légalement, cela ne va pas sans poser de problèmes. Dans l'UE, la directive ePrivacy protège la confidentialité des communications numériques. Elle stipule que le contenu des messages doit en principe rester privé. Les fournisseurs ne sont normalement pas autorisés à les lire ou à les analyser de manière automatisée. Le principe est similaire au secret de la correspondance : les communications numériques doivent également être protégées contre l'accès de tiers.

L'UE a donc introduit une exception temporaire en 2021. Elle permet aux fournisseurs de rechercher des représentations d'abus connues - tant qu'ils respectent certaines conditions. Depuis, l'exception a été prolongée à plusieurs reprises. Elle devait permettre de gagner du temps jusqu'à ce que l'UE adopte une réglementation permanente susceptible de recueillir une majorité. Selon toute vraisemblance, cela risque d'être difficile : Cela fait des années que la Commission européenne veut forcer le contrôle du chat, mais elle se heurte à la minorité de blocage. Au moins quatre pays, dont la population représente 35 pour cent de la population totale de l'UE, doivent donner leur accord. L'Allemagne, poids lourd de l'UE, s'y est toutefois opposée jusqu'à présent pour des raisons de protection des données.

En quoi la nouvelle dérogation diffère-t-elle de l'ancienne ?

Avec le vote actuel, le Parlement a limité la portée des contrôles. A l'avenir, les fournisseurs devront surtout rechercher du matériel d'abus déjà connu. De telles images ou vidéos sont stockées dans des bases de données et peuvent être reconnues par des empreintes digitales numériques.

Les contrôles automatisés doivent en outre être mieux ciblés. Le Parlement veut éviter que les plateformes ne recherchent globalement toutes les communications de leurs utilisateurs. Au lieu de cela, les mesures devraient être plus limitées à des indications concrètes ou à des contenus signalés.

Un autre point concerne les communications cryptées. Les discussions cryptées de bout en bout ne pourront pas être touchées. Les députés ont également rejeté les propositions visant à rechercher automatiquement de nouvelles images d'abus jusqu'alors inconnues ou à détecter les tentatives de manipulation psychologique. De tels systèmes sont considérés comme techniquement peu sûrs et pourraient détecter de nombreux messages qui ne donnent pas lieu à une surveillance..

Qu'est-ce que cela signifie maintenant?

Avec ces modifications, le Parlement s'écarte du plan initial de la Commission européenne. La Commission souhaitait prolonger la règle de transition jusqu'en 2028 sans modifications majeures, ce qui a été rejeté. Les critiques sont venues de différents horizons. Les libéraux et les Verts ont mis en garde contre les atteintes à la vie privée. D'autres députés ont estimé que les restrictions étaient trop importantes et craignaient des inconvénients en matière d'application de la loi. Les détracteurs d'un contrôle global des chats y voient un succès partiel.

La nouvelle date butoir de 2027 permet aux parties prenantes de disposer de plus de temps pour négocier une réglementation permanente.

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