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Dans les coulisses

La Suisse compte les supérieur(e)s hiérarchiques les plus apprécié(e)s d’Europe

Tobias Heller
9/6/2026
Traduction : Aglaë Goubi

En Suisse, les employé(e)s sont les personnes les plus satisfaites de leur(e)s supérieur(e)s hiérarchiques à l’échelle européenne. Six sur dix apprécient la confiance qu’ils ou elles leur accordent et près de la moitié se sentent valorisé(e)s. Ces deux chiffres sont les plus élevés d’Europe. Une personne sur cinq se plaint de la mauvaise communication de sa ou son chef(fe). Nous nous penchons aujourd’hui sur les résultats d’un sondage représentatif réalisé pour le compte de Galaxus.

Critiquer son patron ou sa patronne est presque aussi courant (lien en allemand) que de dire « amen » à l’église. Dans quelle mesure les employé(e)s sont-ils et elles satisfait(e)s ou non de leur(e)s supérieur(e)s ? À la demande du site de vente en ligne Galaxus, l’institut d’études de marché YouGov a interrogé 5227 personnes en Suisse, en Allemagne, en Autriche, en Italie et en France sur ce sujet.

La Suisse apprécie ses chef(fe)s

En Suisse, les salarié(e)s sont les plus satisfait(e)s de leur(e)s supérieur(re)s hiérarchiques direct(e)s par rapport au reste de l’Europe (3,8 sur 5). En Suisse, 27 % des personnes interrogées se disent « très satisfaites » de leur supérieur(e). À l’autre bout du classement se trouve l’Italie (3,3 sur 5), où seules 15 % ont donné la réponse la plus positive.

Que l’on soit homme ou femme, jeune ou âgé : le niveau de satisfaction ne varie guère d’un groupe démographique à l’autre.

Critiques concernant la communication des supérieur(e)s hiérarchiques

Avant d’en venir aux éloges, penchons-nous sur les points faibles des dirigeantes et dirigeants : en Allemagne, en France et en Suisse, ce qui agace le plus les employé(e)s, c’est la mauvaise communication de leur supérieur(e), option choisie par un peu plus de 20 % des personnes interrogées. En Italie, ce sont les sautes d’humeur des supérieur(e)s qui agaçent le plus, et en Autriche par les décisions peu claires. En Allemagne et en France, un nombre supérieur à la moyenne s’indigne également du manque de reconnaissance de la part de la hiérarchie.

Dans la région DACH, environ 33 % des personnes interrogées n’ont rien à redire sur leur(e) chef(fe), contre un peu plus de 25 % en France et en Italie.

Critiquer, oui ; démissionner, non

Ces faiblesses poussent rarement les employé(e)s à démissionner. En Allemagne, en Autriche et en Suisse, seulement 16 % des personnes interrogées ont déjà changé d’emploi à cause de leur supérieur(e) hiérarchique.

En Italie, le pays où la satisfaction à l’égard des supérieur(e)s hiérarchiques est la plus basse, encore moins de personnes démissionnent pour cette raison (11 %) il en va de même en France. Pour la majorité des Européennes et des Européens, changer d’emploi à cause de son ou sa supérieur(e) n’est pas une option.

Les aspects positifs des chefs et cheffes

En Suisse, 60 % des personnes interrogées apprécient que leur supérieur(e) leur fasse confiance. En Allemagne et en Autriche (46 %), ainsi qu’en France (39 %), la confiance accordée par la hiérarchie est également la qualité la plus souvent citée. Dans les pays interrogés, 35 % des personnes interrogées saluent une bonne communication, contre seulement 23 % en Italie.

Si l’on souhaite se sentir valorisé au travail, c’est en Suisse qu’il fait le mieux de gagner sa vie : près de 50 % des personnes interrogées dans la Confédération se sentent valorisées par leur supérieur(e) hiérarchique, le taux le plus élevé en Europe.

En Italie, les salarié(e)s apprécient avant tout l’accessibilité et la compétence professionnelle de leurs dirigeantes et dirigeants. En revanche, ce sont de loin les salarié(e)s italien(ne)s qui louent le moins le fait d’être valorisé(es) (13 %).

Pouvez-vous attribuer un ou plusieurs de ces traits positifs à votre supérieur(e) ? Si oui, ce serait le moment idéal pour lui faire un compliment, car le quotidien professionnel d’un cadre peut être solitaire (en allemand). En revanche si vous pensez que votre chef(fe) présente des traits négatifs, un retour d’information vaut également la peine, car les chiffres le montrent : ce n’est certainement pas à cause de lui ou d’elle que vous allez démissionner.

Dans quelle mesure êtes-vous satisfait(e) de votre supérieur(e) hiérarchique en ce moment ? Quelles sont ses qualités ? Dans quels domaines pourrait-il ou elle encore s’améliorer ? Dites-nous tout en commentaires.

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