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Init7 s'oppose à la demande de blocage du réseau du procureur général

Florian Bodoky
27/2/2026
Traduction : traduction automatique

Des procureurs romands demandent des blocages d'ADN contre "Grondements des Terres". Init7 refuse - et saisit la justice.

En Suisse romande, une enquête pénale donne actuellement lieu à une bataille juridique sur le blocage des sites Internet. Les ministères publics des cantons de Vaud et du Valais exigent des fournisseurs d'accès suisses qu'ils bloquent l'accès à certains sites par DNS. Dans un cas concret, il s'agit du site des militants écologistes romands «Grondements des Terres». Alors que les grands acteurs «» Swisscom et Sunrise se conforment à cette injonction, la résistance s'organise ailleurs. Le fournisseur d'accès de Winterthur, Init7, refuse d'appliquer cette décision.

Init7 considère le blocage comme de la censure

Fredy Künzler, directeur d'Init7, voit dans l'injonction «une censure politique» et remet en question son fondement juridique. Le simple fait que d'autres fournisseurs d'accès appliquent apparemment le blocage sans se poser de questions ne le légalise pas, selon lui. L'avocat Simon Schlauri, qui conseille Init7 dans cette affaire, abonde dans ce sens. Il a expliqué au portail Inside IT qu'une telle décision de blocage porte considérablement atteinte à la liberté de communication et exige donc une base légale claire. Or, jusqu'à présent, celles-ci n'existent en Suisse que dans des domaines clairement définis, comme l'accès à des contenus pédopornographiques ou à des offres de jeux de hasard en ligne non autorisées. Dans l'affaire «Grondements des Terres», les autorités n'invoquent toutefois pas ces lois spéciales. Elles affirment que le site web est lié à des activités criminelles et que «peut être considéré comme un moyen de commettre une infraction ou un instrument de soutien». Ils estiment donc qu'un blocage en vertu de l'article 267, dit article de saisie du code de procédure pénale, est admissible.

Le directeur général d'Init7, Fredy Künzler, s'oppose au blocage des DNS ordonné.
Le directeur général d'Init7, Fredy Künzler, s'oppose au blocage des DNS ordonné.
Source : parlament.winterthur.ch

Init7 et Simon Schlauri ne sont pas de cet avis. Ils expliquent à «Inside IT» que le code de procédure pénale ne prévoit pas de compétence générale pour obliger les fournisseurs à bloquer les réseaux. Une saisie est dirigée contre des objets ou des données concrètes, et non contre la «médiation technique de l'accès par des tiers». Künzler argumente en outre d'un point de vue technique : d'une part, un blocage DNS est de toute façon techniquement facile à contourner. Celui qui utilise des serveurs DNS alternatifs ou se connecte à Internet par une autre connexion peut toujours accéder au site. D'autre part, le blocage de domaines entiers viole la neutralité du net, ajoute Schlauri.

Parce qu'Init7 n'a pas appliqué les ordonnances, un procureur a infligé une amende de 6000 francs. Künzler a maintenant fait appel de l'ordonnance et de l'amende.

Photo d’en-tête : camouflage.info

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Depuis que j'ai découvert comment activer les deux canaux téléphoniques de la carte RNIS pour obtenir une plus grande bande passante, je bricole des réseaux numériques. Depuis que je sais parler, je travaille sur des réseaux analogiques. Un Winterthourois d'adoption au cœur rouge et bleu. 


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