Le Samsung Odyssey G5 à l'essai : 34 pouces convaincants en gaming

Le Samsung Odyssey G5 à l'essai : 34 pouces convaincants en gaming

Kevin Hofer
Zurich, le 15.04.2021
Traduction: Sophie Boissonneau
Avec la série G5, Samsung propose une alternative moins chère à la série G7. Le modèle 34 pouces en 21:9 convainc par de bonnes performances en jeu malgré un équipement minimal.

Modèle réduit. Voilà la façon la plus concise de définir le G5 par rapport à son grand frère, le G7. Pour que le moniteur soit aussi bon marché que possible, Samsung a économisé sur les finitions et l'équipement. Selon les exigences que l'on a pour un moniteur, ce n'est pas forcément une mauvaise chose.

Finitions et ergonomie

La première différence avec le G7 est perceptible dès le déballage. L'arrière de l'écran paraît bien nu comparé à celui du G7. Les connecteurs Vesa permettant de fixer le moniteur sur un bras ou un support mural sont exposés, il n'y a pas de RGB et les différents ports sont également nus.

Pas de RGB, pas de cache, gestion des câbles minimaliste. De l'arrière, le G5 paraît dépouillé.
Pas de RGB, pas de cache, gestion des câbles minimaliste. De l'arrière, le G5 paraît dépouillé.

Même constat au niveau du pied. Comme de coutume, il se présente en deux parties que vous devez assembler. Ici, le plastique est roi. Le pied est si léger qu'il pourrait passer pour un boomerang. Comparé au socle d'un G7, celui du G5 semble bon marché. Principalement parce que j'associe poids et qualité. En parlant d'associations : l'assemblage des deux parties est très fastidieux. C'est la première fois que je dois utiliser un tournevis pour un test de moniteur. Sinon, je ne pourrai pas raccorder les deux pièces de manière assez serrée.

La connexion du support à l'écran est tout autant fastidieuse. Je dois pousser assez fort pour que le support se mette en place à l'arrière du moniteur. J'ai l'habitude de pouvoir insérer doucement le support et de le fixer ensuite avec des vis. Ici, pas une vis à l'horizon, mais ce qui devrait être un avantage souligne mon impression que Samsung a cherché à faire des économies ici. Toujours étant que le moniteur est monté en quelques minutes. Et il faut relativiser tout cela, après tout, on ne monte normalement le moniteur qu'une seule fois.

Côté design, le point fort de l'écran est la courbure 1000R, commune à tous les moniteurs de la série G. La cambrure de 1000R correspond à un rayon de cambrure d'un mètre.

Une courbure à perte de vue, Série G5. La courbure de 1000R paraît énorme.
Une courbure à perte de vue, Série G5. La courbure de 1000R paraît énorme.

Côté ergonomie, le moniteur n'a pas grand-chose à offrir. Il n'est pas réglable en hauteur ou pivotant. On peut l'incliner, mais seulement de -2° à environ 18°.

Tout en haut du support, on trouve un guide pour les câbles, ce qui permet au moins de les regrouper un minimum. Un joystick situé en bas au milieu de l'écran permet de le contrôler.

Le seul contrôle physique est le joystick.
Le seul contrôle physique est le joystick.

Avec une consommation de 38 watts, le G5 est plutôt frugal pour sa taille. Samsung annonce une consommation annuelle de 54 kWh.

Voici les principales caractéristiques :

  • définition, taille et format d'image : 3440x1440 (UWQHD) pour 34 pouces en 21:9 ;
  • courbure : 1000R ;
  • technologie d’écran : VA ;
  • fréquence de rafraîchissement : 165 Hz ;
    *Temps de réponse (MPRT) : 1 ms ;
  • latence d'entrée : 2 ms ;
  • luminosité : 250 cd/m2 ;
  • taux de contraste : 2500:1 ;
  • HDR : HDR10 ;
  • ports : 1xHDMI 2.0, 1xDisplayPort 1.4, Jack audio 3,5.

Qualité d'image

Ce qui m'intéresse le plus dans un moniteur, c'est la qualité de l'image et ses performances dans son domaine spécialisé. Pour faire court, le G5 en 34 pouces est un très bon moniteur gaming. Si tout est correctement réglé, mais nous y reviendrons plus tard.

Le moniteur offre différents modes de couleurs : Custom, FPS, RTS, RPG, AOS, Cinema et Dynamic Contrast. J'utilise le test de moniteur Eizo pour me faire une idée de la qualité. Je ne remarque aucune erreur de pixel, l'image est homogène, les couleurs sont contrastées et le dégradé est régulier. L'angle de vue pourrait être un peu meilleur ; l'image paraît délavée sur le côté.

Je mesure l'écran avec le colorimètre x-rite i1Display Pro. Je constate que le moniteur est plus lumineux au centre, la luminosité diminue de près de 13 % en haut et en bas de l'écran. Je ne distingue pas la différence à l'œil nu, la luminosité suffit amplement, même avec une fenêtre dans le dos, d'autant plus que la surface de l'écran est antireflet.

Le moniteur est éclairé de façon relativement homogène.
Le moniteur est éclairé de façon relativement homogène.

Bien que le G5 ne dispose que d'un rétroéclairage par la tranche avec une bande LED, la fuite du rétroéclairage se concentre sur les bords. Sur les images sombres, je constate des zones claires en haut et en bas, mais uniquement sur un fond complètement noir. Je mesure un contraste statique de 1:3890. Ainsi, la luminosité et le contraste sont plus élevés qu'indiqué, une bonne surprise.

La couverture de l'espace colorimétrique en revanche, est une mauvaise surprise. On n'atteint même pas 100 % du sRGB :

95,3 % sRGB,
69,0 % Adobe RGB,
71,6 % DCI P3.

Même les photographes ou cinéastes amateurs ambitieux ne devraient pas s'en contenter. Comme vous ne pouvez de toute façon compter que sur les scopes Lumetri pour l'étalonnage des couleurs et que le G5 est destiné au gaming, ces valeurs ne sont pas si mauvaises. La qualité de l'image est suffisante pour travailler et pour jouer. À l'exception des contenus HDR.

Que donne l'écran en jeu ?

Le G5 prend en charge le HDR10. Cela semble génial, mais il s'agit simplement du protocole permettant au GPU et à l'écran de se comprendre. Ça ne nous dit rien sur la qualité du HDR. Le G5 n'offre en effet pas une véritable expérience HDR. Les couleurs semblent un peu plus riches, mais le contraste et la gamme de couleurs ne sont pas suffisants pour un « vrai » HDR.

Ce renflement est l'un des rares éléments visuels qui rompent la forme simple du moniteur.
Ce renflement est l'un des rares éléments visuels qui rompent la forme simple du moniteur.

Le G5 se débrouille très bien dans les jeux. Outre FreeSync Premium, le moniteur est également compatible avec G-Sync. Toutefois, pour éviter le phénomène des déchirures d'écran, vous devrez procéder à quelques ajustements supplémentaires. Il ne suffit pas d'activer G-Sync ou FreeSync sur le moniteur dans le panneau de configuration NVIDIA. Vous devrez également régler correctement la fréquence de rafraîchissement dans Windows et, si possible, dans le jeu. Sans cela, vous n'arriverez pas à vous débarrasser des déchirures d'écran.

Je ne peux pas tester le temps de réponse d'une milliseconde pour le moment, car je ne dispose pas du dispositif approprié. J'ai tenté de le faire avec une caméra 1000 ips, mais ai obtenu des résultats incohérents. Je préfère ne rien vous présenter plutôt que des résultats inexacts. Cependant, je n'ai pu détecter aucun décalage d'entrée. Afin d'être en mesure de vous donner des informations fiables sur le décalage d'entrée à l'avenir, je vais me procurer le dispositif de test correspondant.

OSD et contrôles

Le G5 utilise le même OSD que les autres moniteurs de la série G. Le joystick qui se situe au milieu sous l'écran sert à effectuer toutes les commandes. Vous y trouverez les options de menu : jeu, image, PBP, affichage, système et aide. Dans le menu jeu, vous pouvez notamment activer ou désactiver FreeSync ou régler la fréquence de rafraîchissement. Le menu image permet de basculer entre les différents modes d'image ou de régler l'image individuellement. L'OSD est bien organisé et présente un design gamer futuriste.

L'OSD a un aspect futuriste.
L'OSD a un aspect futuriste.

Verdict : un bon moniteur à un prix raisonnable

Le G5 en 34 pouces est un excellent moniteur gaming qui convient également à une utilisation de bureau. La qualité d'image en jeu est très bonne. Une fois que tout est correctement configuré, vous ne devriez pas avoir de problème de déchirure d'écran. Cependant, Samsung a fait des économies sur l'équipement, ce qui se traduit par un prix relativement bas.

À un peu moins de 500 francs/euros, le G5 est bien placé dans sa catégorie. Les écrans comparables coûtent en moyenne 50 francs/euros de plus. Si vous cherchez un 34 pouces UWQHD, je vous recommande le G5.

Odyssey G5 LC34G55TWWRXEN (34", 3440 x 1440 pixels)
573.–
Samsung Odyssey G5 LC34G55TWWRXEN (34", 3440 x 1440 pixels)

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Kevin Hofer
Kevin Hofer
Editor, Zurich
La technologie et la société me fascinent. Combiner les deux et les regarder sous différents angles est ma passion.

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