Je teste l'Asus ROG Strix Scope TKL Deluxe, un clavier gaming TKL RGB avec commutateurs Cherry MX

Je teste l'Asus ROG Strix Scope TKL Deluxe, un clavier gaming TKL RGB avec commutateurs Cherry MX

Martin Jud
Zurich, le 02.09.2020
Révision : Stéphanie König
Ce clavier raccourci sans pavé numérique est censé faire de moi un meilleur joueur. Il a fière allure avec ses touches RGB, son logo RGB, sa barre d'éclairage LED RGB et son long câble revêtu de tissu. Pourtant, comme me le prouvera le test de longue durée, son meilleur élément reste les commutateurs Cherry MX.

Mes mains s'habituent à presque n'importe quel clavier, qu'il soit doté de commutateurs mécaniques ou à membrane, que les touches cliquent, donnent un feedback tactile ou s'enfoncent simplement en mode linéaire. Et pourtant, l'époque à laquelle je privilégiais mon clavier de gaming à touches plates Razer DeathStalker Chroma est révolue. Après des mois de jeu et de travail sur un clavier Asus ROG Strix Scope TKL Deluxe, j'ai à nouveau constaté que les commutateurs mécaniques de Cherry sont plus agréables.

Claviers
ROG Strix Scope Deluxe (CH, Câble)
149.–
ASUS ROG Strix Scope Deluxe (CH, Câble)

Le clavier que je teste a non seulement des commutateurs rouges Cherry MX RGB, mais il est aussi moins large que d'autres, car il ne possède pas de pavé numérique. On appelle cela le TKL, ou tenkeyless. Si, si, c'est bel et bien une caractéristique. Elle agace sans doute les utilisateurs d'Excel et des logiciels d'e-banking, mais elle accorde plus de place à la souris. Pour certains joueurs, moins écarter les bras est un atout. Pour tout dire, après six mois de jeu sur un clavier TKL, je ne suis pas convaincu que cela m'apporte vraiment quelque chose. J'ai certes tendance à déplacer la souris plus près du clavier, mais je ne suis pas un joueur assez assidu pour que cela fasse vraiment une différence. Peut-être que mes extrémités se fatiguent un peu moins vite ; je ne peux pas le prouver avec certitude.

Design et agencement

ROG a connecté son Strix Scope TKL Deluxe à un câble USB revêtu d'un tissu qui atteint une longueur de 180 cm. Le clavier, compact, pèse 811 g. Il ne mesure que 35,6 cm de largeur et 13,6 cm de profondeur. Pieds rabattus, je mesure une hauteur de 1,5 cm au bord avant, et de 2,2 cm tout à l'arrière. Pieds sortis, il fait 3,1 cm, plus la hauteur des touches à proprement parler, qui s'élève à 1,6 cm. J'apprécie non seulement les pieds en caoutchouc, qui apportent une bonne ergonomie, mais aussi le repose-paumes inclus. Il est moelleux, et son similicuir est agréable au toucher. Grâce à lui, mes doigts se trouvent toujours à la bonne hauteur pour taper.

Le repose-paumes cache la barre d'éclairage LED RGB.
Le repose-paumes cache la barre d'éclairage LED RGB.

J'adore le repose-paumes légèrement magnétisé pour adhérer au clavier. Malheureusement, il a tendance à camoufler la barre d'éclairage LED placée sous le bord inférieur pour éclairer la table. Je peux tout à fait me passer d'elle, surtout parce que la base, avec son effet aluminium brossé, arbore aussi un logo RGB ROG. En plus, les touches RGB, dotées d'un éclairage à quatre niveaux, se colorent individuellement.

Un clavier de gaming sans pavé numérique.
Un clavier de gaming sans pavé numérique.

Le clavier ne possède pas de touche d'entrée raccourcie. La touche Ctrl gauche et la touche Maj droite sont élargies. Mis à part le pavé numérique, il ne me manque rien. J'apprécie tout particulièrement la touche F12, qui agit un peu comme un pseudo hacker ou un agent secret. Lorsque vous appuyez dessus, les fenêtres se réduisent, et les sons mis en sourdine.

Taper et jouer avec des commutateurs rouges

Je trouve que pas mal de gens aiment les cliquetis des touches. Ces bruits qui me font l'effet d'une récompense finissent par me taper sur le système. Je préfère les points de déclenchement nets. Ils ne sont pas extrêmement bruyants et facilitent tout de même la frappe. Ce clavier de gaming ne fait pas de cliquetis et ne donne pas non plus de feedback tactile. Le bruit de la frappe dépend de la force à laquelle vous tapez, et du bruit que fait la touche lorsqu'elle est complètement enfoncée, si vous l'enfoncez au maximum.

Un commutateur rouge Cherry MX RGB.
Un commutateur rouge Cherry MX RGB.

Les commutateurs rouges Cherry MX RGB fonctionnent en mode linéaire – je ne sens aucune résistance pendant les 4 mm qui séparent le moment où je pose le bout des doigts sur les touches et celui où elles sont complètement enfoncées. Les commutateurs demandent peu de force par rapport à d'autres claviers – seulement 45 g ; on dirait qu'on glisse dans du beurre. Mon cerveau a besoin d'un petit temps d'adaptation pour remarquer que la touche se déclenche après 2 mm. Je trouve l'absence de feedback tactile agréable sur les commutateurs mécaniques. Je ne m'attendais pas à ça. C'est un peu comme quand on a l'impression de ne faire qu'un avec sa voiture. Ça vaut tant pour le système de frappe à dix doigts que pour les jeux WASD. Par ailleurs, je n'ai jamais remarqué de problèmes comme le ghosting ou autres désagréments.

Bilan : un plaisir durable

Je n'écris et ne joue pas vraiment mieux sur ce clavier que sur un autre. Par contre, je préfère taper et jouer sur les commutateurs Cherry MX, surtout les modèles rouges de qualité allemande. Et comme je me sens plus à l'aise, j'ai l'impression d'être plus performant que devant mon bon vieux DeathStalker Chroma.

Peu importe que je sois en train de massacrer de grosses bestioles dans The Outer Worlds ou de corriger un texte. Ce clavier me met de bonne humeur. Son effet aluminium brossé y est aussi pour quelque chose. La technologie RGB, pas forcément. J'aime bien les couleurs et les éclairages, mais je n'en ai pas besoin. En revanche, je ne pourrais pas me passer du repose-paumes, qui m'évite des douleurs au poignet.

Je peux vous recommander le ROG Strix Scope TKL Deluxe en toute bonne foi. J'aimerais juste préciser que n'importe quel clavier accompagné d'un repose-paumes et doté de commutateurs rouges Cherry MX RGB m'aurait probablement fait le même effet. Si j'avais testé le même produit, le pavé numérique en plus, j'aurais été ravi.

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Martin Jud
Martin Jud
Editor, Zurich
Le baiser quotidien de la muse stimule ma créativité. Si elle m’oublie, j’essaie de retrouver ma créativité en rêvant pour faire en sorte que mes rêves dévorent ma vie afin que la vie ne dévore mes rêves.

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