Kepler Interactive
En coulisse

J’ai joué à « Orbitals » : une expérience coopérative et compétitive

Franziska Behner-Thang
7/7/2026
Traduction : Elvina Tran

Attendez-vous à un jeu coopératif et compétitif avec la sortie d’« Orbitals » à l’automne 2026 sur Nintendo Switch 2. Les premières 45 minutes montrent que les joueuses et joueurs occasionnels y trouveront aussi leur compte.

Enfin un nouveau jeu en coop local ! Il y a quelques années, It Takes Two avait fait mouche avec son histoire pleine d’humour et ses mini-jeux variés. Cette aventure sur écran partagé a d’ailleurs été désignée « jeu de l’année » aux Game Awards de 2021. Malheureusement, il y a relativement peu de nouveaux jeux qui permettent de passer la soirée à jouer en coop sur un écran partagé. L’éditeur Kepler Interactive et l’équipe de développeurs de Shapefarm entendent changer la donne avec Orbitals. Cette aventure coopérative au look anime rétro rappelle les séries des années 80 et 90 et ses easter eggs devraient faire écho au charme de cette époque.

Si comme moi, vous regardiez Dragon Ball Z etc. à la télé, vous aurez l’impression de replonger dans cet univers avec Orbitals. Les couleurs pastel et le look rétro m’ont tout de suite séduite. Orbitals s’inspire des techniques d’animation de l’époque. Alors que les personnages au premier plan bougent au rythme de 24 images par seconde, les personnages et les actions à l’arrière-plan se contentent de 12 images par seconde. Cette lenteur par rapport aux standards actuels et l’aspect légèrement délavé sont des choix esthétiques délibérés.

Deux adolescents devenus des héros

La séquence d’ouverture donne un aperçu de l’histoire d’Omura et Maki. Ils ont été séparés de leurs proches par une catastrophe intergalactique quand ils étaient enfants. Leur station d’origine est soudain prise dans une tempête cosmique et c’est à eux de sauver leur monde.

Mission de sauvetage sur écran partagé.
Mission de sauvetage sur écran partagé.
Source : Kepler Interactive

Omura et Maki sont intelligents, mais ne sont pas dotés de super pouvoirs. En tout cas, pas pendant les premières 45 minutes pendant lesquelles j’ai pu tester le jeu. Omura semble être un alien. À voir si son character design très cool s’accompagne de facultés spéciales.

Pour se lancer dans l’aventure d’Orbitals, il faut trouver les armes et l’équipement disséminés dans différentes parties de la station spatiale. J’utilise par exemple un grappin, un laser et un pistolet à eau géant pendant les premières énigmes.

Il faut parfois qu’un joueur ouvre des clapets avec le grappin pour que son partenaire puisse activer un interrupteur. À un autre endroit, je dois régulièrement approvisionner mon acolyte en électricité avec mon laser pendant qu’il effectue un parcours. Je vole dans l’espace à bord d’un vaisseau spatial et je tire avec une tourelle. Cool !

La communication est la clé

Dès les premières minutes de jeu, je suis séparée de mon partenaire pendant que nous explorons la station. Je comprends vite qu’on ne peut pas avancer en faisant cavalier seul. Omura ne peut traverser un lac de magma que si j’utilise mon laser pour faire fondre les stalactites de glace qui pendent du plafond. Les gouttes d’eau refroidissent la lave en fusion et forment brièvement une surface sur laquelle marcher.

Orbitals mise beaucoup sur la communication. Il n’y a guère de tutoriels ou d’explications. Je dois souvent tâtonner avec mon partenaire pour trouver comment fonctionne une énigme et quelle arme de notre arsenal utiliser. Certaines parties sont impossibles sans coordination précise. C’est pourquoi Orbitals ne se joue pas avec un partenaire IA, mais uniquement en local ou en ligne via GameShare.

Une communication permanente est indispensable pour relever certains défis en tandem.
Une communication permanente est indispensable pour relever certains défis en tandem.
Source : Kepler Interactive

Sauver notre monde et participer à des mini-jeux

Dans la station spatiale qui sert de hub, nous débloquons progressivement de plus en plus de pièces. Certaines sont nécessaires pour remplir la mission, d’autres sont décoratives et permettent de mieux connaître les personnages en découvrant leurs chambres. De temps à autre, des portes s’ouvrent sur des mini-jeux.

Le saut à la corde a été annoncé tellement souvent que j’en attends beaucoup. Avec mon partenaire, je saute au-dessus des rayons laser jusqu’à épuiser mes trois vies. Et c’est tout. Après la deuxième session, nous arrêtons, car nous trouvons la caméra bien trop proche. Le principe du saut à la corde ne casse pas trois pattes à un canard non plus.

Dans la salle commune du vaisseau spatial se trouve un tableau des meilleurs scores de la coop pour voir les résultats des mini-jeux. Il y en aura bien quelques-uns qui nous permettront, à moi et à mon partenaire de jeu, de passer le temps en dehors de la mission de sauvetage. Je ne suis pas encore sûre de la valeur ajoutée de ces jeux supplémentaires.

La station spatiale est le théâtre de belles explosions !
La station spatiale est le théâtre de belles explosions !
Source : Kepler Interactive

Conclusion : un jeu en coop prometteur

Les énigmes sont toujours conçues pour qu’on trouve la solution après quelques essais infructueux. Les moments de frustration sont ainsi évités. Au contraire, mon partenaire de jeu et moi avons souvent ri de bon cœur. C’est là que réside la plus grande force d’Orbitals à mes yeux : on s’amuse énormément.

Comme nos capacités sont déterminées par nos armes et objets, personne n’est coincé dans son rôle. Sur un niveau, c’est moi qui pilote, sur un autre, je manœuvre le canon. Comme les tâches se répartissent sur la manette en fonction de l’habileté de chacun, les niveaux éventuellement plus complexes peuvent aussi être réussis avec des joueuses ou joueurs occasionnels ou des enfants.

En revanche, je ne suis pas sûre d’aimer l’animation de course et la sensation de mouvement. J’ai joué Maki et même si elle semble courir, j’ai plutôt l’impression de flotter quand je joue. La navigation est floue et j’ai du mal à me mouvoir avec précision. Nombre des premières énigmes fonctionnent avec une visée automatique ou de grandes hitbox. Grâce à cela, je m’en sors bien. Mais, est-ce que ce sera le cas pendant tout le jeu ? J’en saurai plus le 4 septembre 2026 quand Orbitals sortira sur Nintendo Switch 2.

Nintendo Orbitals (Switch 2, DE)
Jeu vidéo
−9%
Nouveau
CHF40.70 avant CHF44.90

Nintendo Orbitals

Switch 2, DE

Photo d’en-tête : Kepler Interactive

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Petite, je n’avais ni Gameboy ni Super Nintendo. Ce n’est donc qu’à quinze ans que j’ai découvert l’univers du jeu vidéo. Depuis, je tente de combler mon retard par tous les moyens. Mais lorsque je vois le nombre de nouvelles sorties augmenter d’année en année, j’ai l’impression que toute l’industrie s’est liguée contre moi. 


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